jeudi 16 août 2012

Trois ans après.. Drie jaar later...


L'enseignant dans les prisons, Luk Vervaet, va poursuivre l'état belge en responsabilité civile.
15 août 2012

(Nederlands onderaan).

Communiqué de presse.

Il y a précisément trois ans, le 17 août 2009, Hans Meurisse, le directeur général des établissements pénitentiaires belges, interdisait l'entrée dans tous les établissements pénitentiaires belges à l'enseignant de néerlandais Luk Vervaet pour « raisons de sécurité »1, tenues secrètes.

Le 22 juin 2011, après deux ans de lutte judiciaire, le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative dans le pays, a déclaré, illégale et de manière définitive la mesure d'exclusion à l'égard de Luk Vervaet.

Aujourd'hui, un an après ce jugement, ni le ministère de la Justice, ni la direction des établissements pénitentiaires belges, pourtant condamnés, n'ont donné signe de vie : l'enseignant se trouve toujours dehors, aucune démarche de dialogue ou de réparation n'a été entreprise, la demande introduite pour obtenir une nouvelle permission d'entrée est toujours sans réponse.

Avec ses avocats, Maîtres Alamat et Marchand, l'enseignant a décidé d'entamer un procès en responsabilité civile contre l'Etat belge.

DROIT A L'EDUCATION

L'acharnement des autorités à exclure un enseignant du milieu carcéral pour ses opinions politiques au nom de « la sécurité » est en opposition flagrante avec leur attitude par rapport au droit à l'éducation au sein des prisons.
Depuis plusieurs mois, aucun détenu dans les prisons de Forest ou de Saint-Gilles n'a eu droit à des cours, le travail des enseignants étant complètement paralysé, suite aux problèmes de surpopulation et de grèves consécutives des gardiens de prisons.
Cette situation est illégale.
Elle est une violation de manière systématique de la recommandation 1741 du Conseil de l’Europe sur la réinsertion des prisonniers qui stipule : « Le droit à l’éducation est un droit humain fondamental. C’est pourquoi les autorités pénitentiaires doivent prendre les mesures adaptées à l’éducation des détenus ».

APPEL

Ce vendredi 17 août, de 10.30h à 12.30h, l'enseignant Luk Vervaet se trouvera devant la porte de la prison de Saint-Gilles pour revendiquer son droit à enseigner et le droit à l'éducation des détenus.
Vous êtes le bienvenu à cette action.
Vous pouvez soutenir l'action en justice en versant votre contribution sur le numéro : 000-3846514-76 de Luk Vervaet avec mention « Soutien procès ».

La campagne « Pas d'interdit professionnel Geen beroepsverbod No work ban Luk Vervaet »

(Nederlands)
Gevangenisleraar Luk Vervaet gaat Belgische staat burgerlijk aansprakelijk stellen voor zijn ontslag.
15 augustus 2012

Precies 3 jaar geleden, op 17 augustus 2009, verbood Hans Meurisse, hoofd van de Belgische pentitentiaire instellingen aan Luk Vervaet, leraar Nederlands in de gevangenis van Sint-Gillis, de toegang tot alle Belgische gevangenissen omwille van « veiligheidsredenen ». Wat die veiligheidsredenen waren, was gehein.

Op 22 juni 2011, na twee jaar juridische strijd, stelde de Raad van State Luk Vervaet in het gelijk. De Raad van State beoordeelde zijn uitsluiting als « illegaal ». Tegen deze uitspraak was geen beroep mogelijk.

Vandaag, één jaar later, heeft noch het ministerie van Justitie, noch de leiding van de Belgische gevangenissen enig teken van leven gegeven. De leraar staat nog altijd op straat; het kwam tot geen enkele vorm van dialoog of eerherstel; een vraag tot het vernieuwen van zijn toelating om in de
gevangenis toegelaten te worden bleef onbeantwoord.

Met zijn advokaten, Meesters Alamat en Marchand, heeft de leraar beslist een proces voor burgerlijke aansprakelijkheid in te spannen tegen de Belgische staat.

Recht op opvoeding.

De hardnekkigheid waarvan de autoriteiten getuigen waneer het erom gaat een leraar uit te sluiten wegens zijn politieke opinies, staat in schril contrast met hun zorg voor de opvoeding in de gevangenissen. In aanbeveling 1741 van de Europese Raad over de reïntegratie van gevangenen staat: « Het recht op opvoeding is een fundamenteel mensenrecht. Daarom moeten de gevangenisautoriteiten de gepaste maatregelen nemen voor de opvoeding van de gevangenen ». België veegt zijn voeten aan dit recht : sinds vele maanden krijgen de honderden gedetineerden in de gevangenissen van Sint-Gillis of Vorst geen les. Tengevolge van de overbevolking en de stakingsacties van het personeel wordt de gedetineerden dit recht systematisch ontzegd en zijn alle alle leraars en opvoeders technisch werkloos.
Oproep

Nu vrijdag 17 augustus, van 10.30u tot 12.30u, staat gevangenisleraar Luk Vervaet voor de gevangenispoort van Sint-Gillis om zijn recht op te eisen om les te geven en voor het recht voor de gedetineerden om les te krijgen.
U bent welkom op deze activiteit.
U kan helpen de porceskosten te betalen door te storten op rekening 000-3846514-76 van Luk Vervaet met vermelding « Steun proces ».


Perscommuniqué van de campagne « Pas d'interdit professionnel Geen beroepsverbod No work ban Luk Vervaet »




Annexe
Pour rappel : une histoire kafkaiënne

Il y a trois ans, le 17 août 2009, Hans Meurisse, le directeur général des établissements pénitentiaires belges, interdisait l'entrée dans tous les établissements pénitentiaires belges à l'enseignant de néerlandais Luk Vervaet pour « raisons de sécurité »2.

Ces raisons étaient secrètes : les avocats de Luk Vervaet, qui réclamaient toutes les informations utiles quant aux raisons de sécurité invoquées, se voyaient refuser l'accès au dossier administratif (pages 1 à 3) de leur client pour des raisons « d'ordre public, de sûreté ou de défense nationale »3.

La « Commission d’accès et de réutilisation des documents administratifs », compétente au niveau de l'accès au dossier, et appelée au secours par les avocats, avisait l’Etat belge de « communiquer un minimum d’informations démontrant que l’exception à l’obligation de motivation formelle peut en l’occurrence être invoquée »4 . Mais rien n'y faisait : les autorités belges continuaient à refuser tout accès.

Cette mesure extrême d'exclusion (de toutes les prisons belges), ainsi que la motivation tenue sécrète a été défendue à la Chambre (Commission justice) par le ministre de la Justice Stefaan De Clerck en réponse à une interpellation de Zoé Genot (Ecolo) : « Une interdiction d'accès à l'ensemble des prisons belges est une décision mûrement réfléchie qui fait l'objet d'un examen attentif de l'ensemble du dossier. Une telle mesure est d'ailleurs exceptionnelle et ne se prend que pour de bonnes raisons... J'estime que la décision qui a été prise est correcte. Je n'ai donc pas à douter de cette décision. »5.

Le 4 novembre 2009, dans la magazine Knack, sous le titre “Raison d’Etat”, l’éditorialiste Rik van Cauwelaert accuse l’Etat belge d’utiliser des méthodes “dignes d’un Etat voyou”. Il écrit : “L’interdit professionnel contre Luk Vervaet sur base des éléments tenus secrets revient à un véritable règlement de compte et à ôter le gagne-pain à quelqu’un qui n’a pas fait un secret des circonstances indignes qu’il a rencontrées dans les prisons belges. Si l’enseignant Vervaet a commis des actes punissables, la justice doit le confronter à ces faits. Sinon Luk Vervaet doit être blanchi de tout soupçon et avoir la possibilité d’exercer son métier. Une administration qui ne veut ou ne peut pas justifier ses actes de gouvernance vis-à-vis de ses citoyens est suspecte. Seuls des Etats voyoux se servent de la raison d’Etat pour réduire les opposants au silence.

Des procès en référé vont se suivre : dès le 27 janvier 2010, la Cour d’appel de Bruxelles considéra que la décision du ministre de la Justice de priver Luk Vervaet de son accès aux prisons était illégale. Mais, à nouveau, le ministre de la Justice ne tint pas compte de cette décision judiciaire et confirme son refus de laisser Luk Vervaet poursuivre sa profession d’enseignant en prison.
Le Conseil d’Etat fut alors saisi en extrême urgence d’un recours contre cette seconde décision illégale.
Le 16 mars 2010, la plus haute juridiction administrative du pays suspendit d’extrême urgence cette décision illégale du ministre de la Justice et la mesure d'exclusion.
Malgré cet arrêt, le ministre de la Justice refuse de changer de position. Il déclare que la mesure est bien suspendue par le Conseil d'Etat, mais pas annulée, et qu'il faudra attendre la décision du Conseil d'Etat sur le fond.

C'est à ce moment-là que Hans Meurisse va demander à la Sûreté de l'Etat, en la personne de son chef Alain Winants, « d'éclairer le Conseil d'Etat sur la nature confidentielle et sérieuse des informations qui justifient le refus d'accès aux prisons ». Dans son rapport6 le chef de la Sûreté de l'Etat signale que Luk Vervaet est connu de leur service en tant que militant du CLEA et d'Egalité et qu'il est en contact avec Nordine Saïdi et Dyab Abou Jahjah. Qu'il a visité Nizar Trabelsi en prison et a organisé une manifestation contre son extradition. Le chef de la Sureté conclut : « En dernière analyse, il semble que les activités de Luc Vervaet se limitent à des questions de droit de la défense et à une opposition -active mais non violente – aux lois antiterroristes. »
Le Conseil d'Etat rend son jugement le 22 juin 2011.
Après deux ans de lutte judiciaire et déclare illégale et de manière définitive, la mesure d'exclusion à l'égard de Luk Vervaet.
Jusqu'à ce jour, ce jugement est resté sans suite.

Notes
1Direction générale des établissements pénitentiaires Direction régionale Sud, 17 août 2009, ref DR/HM/2009.08.101
2Direction générale des établissements pénitentiaires Direction régionale Sud, 17 août 2009, ref DR/HM/2009.08.101
3Direction générale Etablissements Pénitentiaires, 17 septembre 2009, ref Luc Vervaet / EB
4 Commission d’accès et de réutilisation des documents administratifs », avis 19 octobre 2009
5Chambre des représentants – Commission de la Justice, Réunion du 6 octobre 2009 – Extrait du compte rendu intégral (CRIV 52 – COM 0649)
6VSSE Veiligheid van de Staat Sûreté de l'Etat 29 avril 2010 ref V1/4230/1/2000/Y A. Winants à H.Meurisse   

vendredi 10 août 2012

FTOR POUR ALI AARRASS

Mercredi 15 août 2012
Salle SoussiaEvent
rue St. Denis 276
Forest.





Dans ce mois de Ramadan, au coucher du soleil, toute la famille se réunit autour de la table garnie.

Nous invitons tous les ami(e) d'Ali Aarrass, musulmans et non-musulmans, croyants et non-croyants, à partager ce moment avec nous.

Ce prochain mercredi 15 août, un FTOR payant sera organisé pour pouvoir honorer les frais de justice de la campagne Free Ali.

Nous avons une dette envers les avocats de 2000€ mais devons aussi renflouer la petite caisse de la campagne freeali, afin de pouvoir payer les prochains frais de voyage et de séjour aux avocats d'Ali.

Le menu se présentera comme suit :

La traditionnelle harira marocaine.
Des douceurs.
Un plat chaud.
Boissons à volonté.

PAF : 15 €/ personne.

Pour toute réservation, veuillez svp envoyer un mail à cette adresse : fa789456@hotmail.com

Places limitées.

Pour toute info vous pouvez appeler au 0486/703 215

D'avance merci,

Pour la campagne Free Ali,
Farida Aarrass





( A CEUX QUI NE SAVENT PAS PARTICIPER.
Vous pouvez aider, toutes les sommes, même petites seront les bienvenues.

Un transfert bancaire peut se faire à :
BIC GEBABEBB / IBAN BE 91 0012 3441 0276
Mettez bien dans la communication à quoi correspond votre versement svp.


Merci pour votre générosité.
Farida Arrass viens de payer 5495 € de frais d'avocats ( 3 avocats) et il manque pour honorer les frais de justice 2000 € et aussi de quoi payer les prochains frais de voyage et de séjour des avocats d'Ali...Bref ce n'est pas prêt de finir et les 2000 € qu'elle cherche aujourd'hui ne sont que le minimum du minimum.

A bon entendeur, encore une fois : Merci pour votre générosité,
Nordine Saidi )

Le Journal de Souad : Ma première petite prison


(photo Marcel Mussen)

mardi 13 mars 2012, 01h18

L'attente, dans un monde d'enfants, l'absence...
Ma première confrontation avec l'isolement, c'est aussi ma première petite prison, celle où, enfant, j'ai été placée.
Ma rentrée au sein de cet établissement a été un traumatisme géant, oui géant, car j'avais 6 ans...
Avant cela, nous étions ensemble, ma sœur cadette et moi, mais voilà, je clôturais mes 6 ans et nous devions être séparées.
Avec elle, tout me semblait différent, viable, elle me rappelait que je n'étais pas seule, et je lui renvoyais, sans doute, le même sentiment.
Je la protégeais par mon amour enfantin et sans paroles, elle venait seulement vers moi, cela voulait tout dire.

Je devais la quitter pour cette cause : ceux de 6 ans allaient dans une autre colonie. Je me rappelle cette déchirure, cette blessure ; je sais bien que tous les enfants ne le vivent pas ainsi, je le sais très bien mais nous sommes tous différents...
Je suis entrée dans ce dortoir ; les couvres-lits avaient une couleur criarde, qui m'agressait, je n'ai pas eu envie de dormir là et je me souviens ce que j'ai pleuré cette nuit en particulier.
Tout doucement, sanglots ravalés, mais une certitude : j'allais me réveiller, ce n'était qu'un cauchemar, jamais ma mère ne m'aurait fait cela, me laisser seule, toute seule.
Mais la porte se referme différemment sur chaque situation ; elle se referme brutalement sur le prisonnier, l'enfant isolé des siens, le malade...
Le réveil a été brutal : j'arrivais comme une intruse, la plupart se connaissaient, j'étais la nouvelle pour ces jours-là, elles allaient pouvoir s'amuser.
Les gosses peuvent être très méchants.

Le Journal de Souad : Nos amours se défont avant d'être faites



Photo Marcel Mussen

vendredi 16 mars 21h07 

A force d'habitudes nous nous adaptons à un mode de vie ; répond-il à nos attentes ?
Vivons-nous librement ? Avons-nous conscience de ce qu'est la liberté ?
Nous découvrons bien souvent que nos prisons sont internes.
Parce que schématisées, parce qu'endoctrinées, nos vies nous appartiennent-elles ?
Alors à quoi bon essayer de se défaire de ces sentiments ou de vouloir les refouler ?
Plus dramatique encore, nous agissons de telle sorte que notre propre entourage ne sache jamais à qui il a affaire.
La piste n'était pas la bonne, on change de route, celle-ci est trop sinueuse.
Ainsi nos parcours dans la vie se décroisent encore plus vite qu'ils se sont croisés.
Nos amours se défont avant d'être faites.
Et nos vies passent sans qu'on sache quand elles ont commencé.
Le tort à qui ? La propagation de la violence et de la haine est trop forte pour que l'on puisse entendre, comprendre, que les uns sont plus forts que d'autres.
Ce soir, j'en arrive à me dire que je ne veux plus voir personne, je veux dormir, ne plus penser.
Ma tête bourdonne, j'ai l'impression qu'elle va exploser.

Le Journal de Souad : Qui suis-je ?


Je n'ai pas réellement grandi, je fais souvent la balade entre hier et aujourd'hui.
Entre mes rêves et la réalité existe une humeur, un sentiment, une certaine nostalgie.

J'ai peur de ne pas être assez présente pour mes enfants.
Je sais que la vie est justement cette balade.
La porte se referme sur une certaine femme et fait place à une autre.
Laquelle est la plus proche de l'essence, laquelle est moi ?
Le visage, dans le miroir, n'est qu'un reflet. 
Qui suis-je ? 
Vers quoi je vais ?

vendredi 3 août 2012

Support the Palestinian hungerstrikers SAMER AL-BARQ & HASSAN SAFADI





SAMER AL-BARQ: 104 DAYS on a renewed hunger strike (74 days + 30 days earlier), note there was a break that lasted only a WEEK in between the strikes!


HASSAN SAFADI: 115 DAYS on a renewed hunger strike (44 days + 71 days earlier), with a br
eak lasting a bit over a month in between.

ACT NOW

WRITE to the European Parliament and ask them to immediately dispatch a parliamentary fact-finding mission that includes members of its Subcommittee on Human Rights to investigate the conditions of detention of Palestinians held in Israeli prisons

JOIN THESE GROUPS for further action:
FREE SAMER al BARQ and Hassan al Safadi
https://www.facebook.com/groups/freeSamerElBarq/

Free Samer al Barqصفحة لمناصرة الاسير سامر البرق -الجيوسي
https://www.facebook.com/monasart.sameralbarq

ﺍﻷﺳﻴﺮ ﺣﺴﻦ ﺍﻟﺼﻔﺪﻱ أمعاء خاويه حتى الحرية
https://www.facebook.com/AlasyrHassansafde

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Lawyer: Hunger strikers assaulted by prison authorities
http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=509374

'..."At 2 a.m., (Safadi) was in bed when jailers attacked him and forced him to stand and tore his clothes up and his mattress and pillow. When he tried to resist one of the jailers punched him in the face and fought with him until an officer intervened," Boulos said in a statement.

The prison administration transfered al-Barq to another prison. Using a wheelchair due to his poor health, guards at the jail asked him to stand up and walk, and when he was unable to they threw him to the ground, Boulos said.

He was sent to a clinic due to his health condition.

...Al-Barq, from Qalqiliya, went on hunger strike after his administrative detention was renewed and Safadi, from Nablus, restarted his hunger strike after his detention without charge was renewed in violation of the agreement ending a mass hunger strike in May. ...'


In Arabic:
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=288701424570707&set=a.237728773001306.53041.237648079676042&type=1&ref=nf


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ADMINISTRATIVE DETENTION:

Administrative detainees can be detained without charge or trial based on 'secret evidence' for up to six months, and the detention orders can be renewed indefinitely.

'Although international human rights law permits some limited use of administrative detention in emergency situations, the authorities are required to follow basic rules for detention, including a fair hearing at which the detainee can challenge the reasons for his or her detention.'

more on administrative detention:
http://www.addameer.org/etemplate.php?id=293

' Indeed, the denial of a fair trial constitutes a ‘grave breach’ of the Fourth Geneva Convention. Furthermore, the European Parliament called on Israel in a September 2008 resolution to “guarantee that minimum standards on detention be respected, to bring to trial all detainees, [and] to put an end to the use of ‘administrative detention orders’.” The United Nations Human Rights Committee has stated several times that prolonged administrative detention is likely to result in the exposure of detainees to “torture, ill-treatment and other violations of human rights.”'
http://www.alternativenews.org/english/index.php/news/news/4836-urgent-action-to-save-palestinian-hunger-strikers.html

*****
'It shouldn’t take the self-starvation of Palestinian prisoners for Israel to realize it is violating their due process rights. Israel should stop holding prisoners for extended periods without charge.'
-Joe Stork, deputy Middle East director at Human Rights Watch

(Human Rights Watch) Israel Stop Jailing People Without Charge or Trial http://bit.ly/KajgWg

*****
'Calling on them to release Samer al-Barq, Hassan Safadi and all other administrative detainees immediately, unless they are promptly charged with internationally recognizable criminal offences and brought to trial in proceedings that meet international fair trial standards.'

(AMNESTY International) Urgent Action HUNGER STRIKERS IN GRAVE DANGER http://bit.ly/NJzNC3

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Akram RIKHAWI: still denied proper medical care

**NEW**
(02 August 2012)
AMNESTY: PRISONER IN NEED OF URGENT MEDICAL TREATMENT: AKRAM RIKHAWI
http://www.amnesty.org/en/library/asset/MDE15/045/2012/en/39ceffc1-77da-4077-b850-3ddc203552d9/mde150452012en.html