Affichage des articles dont le libellé est Belgique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Belgique. Afficher tous les articles

vendredi 21 août 2020

Lettre ouverte à Marc Van Ranst : les prisonniers et leurs familles à l'abandon !

(photo : facebook Marc Van Ranst) 

Cher Monsieur van Ranst, 

J'ai quelque chose sur l'estomac etil faut que ça sorte.

Comme vous le savez, nous étions en contact il y a quelques mois au sujet de la situation dans les prisons belges, et je voudrais y revenir.

Pour le moment, la situation est que nous sommes autorisés à visiter une ou deux fois par semaine, sans contact physique, sauf pour les jeunes enfants avec leurs parents.

Mais les époux et partenaires sont à nouveau complètement abandonnés: est-ce ainsi que les experts gèrent la souffrance humaine?

Les détenus et les visiteurs doivent se désinfecter les mains avant d'être autorisés à entrer dans la salle des visites, doivent porter un masque buccal en permanence et aucune forme de contact physique n'est encore autorisée?

Dans la prostitution, tout le monde est autorisé à reprendre ses «activités», mais je ne suis personnellement pas autorisé à avoir des relations avec ma propre femme sur ordre de la loi? Est-ce toujours viable? Est-ce toujours humain?

Cela fait maintenant plus de 6 mois que j'ai pu faire un câlin à ma femme ou un simple baiser, je voudrais vous inviter à essayer la même chose.

Les familles et les prisonniers ne peuvent plus faire face à cela, les gens se suicident à cause de ces situations et que fait le gouvernement? Que faites-vous en tant qu'expert? RIEN! Vous êtes silencieux dans la presse.

Je me demande sérieusement pourquoi ils n'ont pas opté depuis longtemps pour un test obligatoire pour chaque Belge!

Tout comme les élections, par nom et participation obligatoire. De cette façon, on peut immédiatement cartographier qui est infecté et qui ne l'est pas et nous pourrions rapidement revenir à une vie normale sans masques buccaux et éloignement social, pour cela vous n'avez pas besoin d'avoir étudié pendant 20 ans pour arriver à quelque chose comme ça?

Et puis on regarde le conseil de sécurité et puis on voit monsieur Jambon arriver sans masque buccal… les ministres ont-ils une exemption de porter un masque buccal?

Je voudrais encore vous demander, main à cœur, de ne pas oublier certaines personnes ... même si à vos yeux et aux yeux des politiciens ce ne sont que des prisonniers, ils sont et resteront des gens ...

Il y a aussi des familles derrière, des partenaires et des enfants qui sont complètement abandonnés à ce jour.

Merci pour le temps que vous consacrerez à mon écriture.


Cordialement,

G.M. 

vendredi 24 juillet 2020

Plainte collective contre l’Etat belge pour violation des droits humains des détenus et de leurs proches Communiqué de presse – 20 juillet 2020



 Plainte collective contre l’Etat belge pour violation des droits humains des détenus et de leurs proches Communiqué de presse – 20 juillet 2020 

Cela fait maintenant plusieurs mois que les visites en prison ont été, d’abord complètement interdites, ensuite strictement limitées, en raison de la crise sanitaire du COVID-19. La souffrance de ne pas pouvoir avoir de contact physique avec les proches est chaque jour plus insupportable.

Alors que les visites ont recommencé à être permises dans d’autres lieux, comme les maisons de retraite, les visites en prison et notamment les VHS (visites hors surveillance) tardent à reprendre normalement, sans qu’aucune explication ne soit donnée quant à cette différence de traitement. Les détenus et leurs proches se voient donc infliger un traitement discriminatoire par rapport au reste de la société quant au respect de leur droit à la vie privée et familiale.

Pourtant, dans les multiples discours de la Première ministre depuis le début de la crise sanitaire, pas un mot sur la situation des détenus, pas une phrase de compassion envers les personnes enfermées et leurs proches. Suite au lancement la semaine dernière de la ligne téléphonique Info-prison - qui vise à récolter des témoignages depuis l’intérieur des murs, partant du constat que les voix des détenus n’étaient pas du tout écoutées –, les autorités ont à nouveau brillé par leur absence de réaction. 
  
Privées de contact physique, en souffrance et confrontées à ce silence des autorités, plusieurs familles de détenus, soutenues par le Collectif de luttes anti-carcérales (CLAC), se sont rassemblées, afin de s’organiser collectivement pour porter plainte contre l’Etat belge, pour violation des droits humains des personnes détenues et de leurs proches. Des contacts ont été pris avec des avocats, qui sont en train d’examiner le dossier.

Parmi elles, il y a Iris Greeven, dont le mari est en prison, qui appelle toutes les personnes concernées à se joindre à cette plainte et livre le témoignage suivant : 

« Bonjour, mon nom est Iris Greeven et je prends la parole pour tous les détenus de la Belgique et leurs familles.

Avec plusieurs familles de détenus, nous avons décidé de se rassembler et de s'organiser pour porter plainte contre l'Etat belge pour violation des droits humains.

La situation est devenue insupportable ! Les droits humains n'existent plus. Pendant les semaines durant lesquelles les restrictions étaient allégées presque dans tous les secteurs (le contact physique dans les maisons de retraite était redevenu permis, les lieux de prostitution étaient ouverts à nouveau, on pouvait partir en vacances même vers des endroits en zone rouge…) Pendant tout ce temps-là, on nous a pris tous nos droits humains – depuis le 13 mars, on ne peut plus toucher notre proche !

Nous exigeons de recevoir une compensation pour toute l’inhumanité qu'on a dû supporter ces dernières semaines.

Je suis consciente qu’à cause des nouveaux chiffres concernant le coronavirus, notre situation ne peut pas être changée immédiatement. Mais la situation aurait pu être modifiée depuis des semaines !


Nous exigeons que dès que la situation sanitaire sera un peu plus stable, nos droits seront respectés et qu’on nous rende tous nos droits humains dès ce moment !  
Qu’on arrête de nous ignorer et de nous oublier !

De plus, l’exclusion des détenus et des familles dans les processus de décision concernant la gestion quotidienne de la prison, la gestion des visites, le fait que les premiers et premières concernées ne sont pas représentées lors des réunions a pour conséquence que 

1) toutes les faveurs sont toujours seulement au profit des agents et des autorités et
2) les familles des détenus se sentent méprisées. Il faut nous écouter aussi et on doit être représentés. 

Les personnes qui veulent nous suivre dans cette plainte peuvent trouver mes coordonnées sur la page Facebook « La Clac – No Prison » et « les familles de détenus – families gedetineerden »

Si elles veulent, ces personnes peuvent rester anonyme. Pour les frais d'avocats, on organisera des récoltes.

Comme je l'ai déjà dit, depuis le 13 mars on n’a plus de contact physique avec nos proches.


Dans certaines prisons, il est permis de voir son proche 3 fois par semaine, dans autres seulement 1 fois par semaine – selon décision des directeurs des prisons. Cette visite se fait en devant respecter une distance de 2 mètres, séparés par un plexiglas! Impossible de se parler, il faut crier pour pouvoir s’entendre. Une conversation personnelle et privée est donc impossible.

On a eu la possibilité de se parler 1 fois par semaine par vidéoconférence pendant 20 minutes. On est reconnaissant d'avoir eu cette possibilité mais franchement ? Pendant 20 minutes par semaine on ne peut pas dire grand-chose !

A part ça, on a seulement la possibilité de téléphoner – au tarif de presque 0,12 euro par minute, Mais pour beaucoup de familles, c’est un grand problème. Souvent il manque déjà un salaire entier (le salaire de la personne en prison) et à cause de la crise actuelle beaucoup de familles ont perdu leur travail ou reçoivent un salaire énormément diminué. Beaucoup de familles se trouvent pour l'instant dans une situation financière qui est loin en dessous du minimum d'existence.
Quand nous on se sent mal, quand on tombe en dépression, quand on ne peut plus supporter cette tristesse et qu'on a besoin de parler avec notre proche pour pouvoir partager les sentiments, les peurs, pour se soutenir moralement – on doit souvent attendre des jours, attendre pour la vidéoconférence de 20 minutes ou la visite derrière le plexiglas sans intimité... ou avec beaucoup de chance jusqu’au moment où l’on a à nouveau un peu d'argent à envoyer à notre proche pour acheter du crédit d'appel.

 Les rumeurs disent que c'est à cause des agents pénitentiaires qu'on nous torture de cette manière. On a entendu que les agents pénitentiaires refusent d’accepter un changement des mesures. Il parait qu’ils ont peur d’être contaminés si on nous rend notre droit de visite. Ils recommenceraient à faire grève (comme toujours)

Mais ce sont les agents pénitentiaires qui ne portent pas de masque. D’après les témoignages, seulement 2 sur 10 en portent, on a des photos qui le prouvent. Ce sont pourtant ces agents pénitentiaires qui fouillent plusieurs fois par jour nos proches, qui les touchent même devant nos yeux pour nous provoquer. C'est eux qui peuvent faire ce qu'ils veulent après leur travail. Ils peuvent rendre visite à n'importe qui, même aller dans des lieux de prostitution – parce que dans ce secteur on peut se toucher !!! Et le lendemain nos proches doivent se laisser toucher par eux ?!?!?

Quand moi je vais dans un supermarché je suis obligée de mettre un masque – sinon je risque une amende de 250 €. Je vous garantis que moi je respecte la distance de 1,5 mètres et que moi je ne touche personne !

On a des témoignages racontant que les détenus qui reviennent d'une sortie ou d'un week-end ne vont pas en quarantaine. Le lendemain ils peuvent se promener avec nos proches.

Beaucoup de personnes dont mon mari ont même proposé d'aller volontairement en quarantaine, si on leur permet d’avoir à nouveau des contact physiques avec leurs proches. Tous les proches de détenus, dont moi-même, sommes prêts à présenter une attestation pour prouver qu'on est en bonne santé. Personne ne réagit sur cette proposition, alors que cela diminuerait encore plus le travail des agents pénitentiaires. Car oui, ils ne devraient plus ouvrir la porte du détenu s’il est en quarantaine.

Soyons clairs : nous ne voulons pas du tout restreindre les permissions de sortie ni la liberté retrouvée dans d’autres lieux que la prison. Nous voulons simplement démontrer l’incohérence et l’injustice des mesures prises.

Je me demande quelle est la différence entre notre ministre de la justice et n'importe quel détenu de Belgique. Chaque détenu a malheureusement fait une ou plusieurs victimes. Il a dû passer devant un tribunal et a eu une peine. De temps en temps trop élevée, et de temps en temps trop peu.

Notre ministre de justice, lui, a fait ces dernières semaines des milliers de victimes – mais il ne doit pas justifier ce crime et ne serai pas jugé dans un tribunal ! Il fait ce qu'il veut et ne donne même pas une explication quant à la raison pour laquelle il nous soumet à une pareille torture. Toutes les lettres qui lui sont adressées sont ignorées. Beaucoup de proches se trouvent dans une dépression énorme, j'entends même parler de tentative de suicide.

On nous a oubliés !!! »



Contact presse pour plus d’information ou pour des interviews : 

Iris Greeven : 0468 47 53 30


mardi 21 avril 2020

(Fr/ENGL) Cinquante-quatre personnalités de quatorze pays européens lancent un appel pour une amnistie immédiate, responsable et solidaire. (texte + liste des signataires)


Madame la Présidente de la Commission européenne,
Monsieur le Président du Conseil européen,
Monsieur le Président du Parlement européen,

La pandémie de Covid-19 frappe aujourd’hui les deux tiers de la planète. L’Europe paie un prix effrayant en termes de vies humaines. Il est admis désormais que la seule solution pour éviter la propagation locale de la maladie réside dans l’évitement des personnes, qui consiste à prohiber tout contact avec autrui.

C’est, avec les tests et évidemment les soins, ce que préconise l’Organisation mondiale de la santé. Mais ces mesures sont clairement sans effet dans les lieux où règnent par nature la promiscuité et le dénuement. 
Tel est le cas des lieux de privation de liberté : personnes détenues entassées dans des prisons indignes, étrangers en situation irrégulière internés dans l’attente d’aléatoires retours forcés. 
Tel est le cas aussi des migrants fuyant des zones de guerre contraints à se réfugier dans des camps recevant parfois des dizaines de milliers de personnes sans mesures de protection élémentaires.

Cette double angoisse, qui s’applique aux personnes privées de liberté comme à ceux qui en ont la charge, est d’ores et déjà relayée par de nombreuses organisations régionales et par des ONG. 
Des médecins, des avocats, des magistrats, des citoyens, partout en Europe et dans le monde, s’inquiètent des conséquences de la pandémie vis-à-vis de ceux qui sont enfermés et vis-à-vis des personnels, dans une promiscuité qui les surexpose au virus, par conséquent à des formes plus ou moins graves de la maladie, et ceci encore plus lorsque les lieux sont surpeuplés.

Parmi les réponses possibles à une telle situation, en particulier dans les lieux de captivité, la première urgence serait de décréter, en raison de l’urgence sanitaire, une amnistie immédiate, responsable et solidaire, pour protéger, parmi celles et ceux qui sont privés de leur liberté les plus vulnérables, notamment les femmes enceintes, les plus âgés, les enfants, les handicapés….

En outre, de manière concertée, des solutions massives d’alternatives à la privation de liberté doivent être mises en place. De telles solutions ont été mises en oeuvre dans d’autres parties du monde.

Il en va de notre humanité.

De notre aptitude à nous emparer aujourd’hui de réponses efficaces à cette situation au nom de l’exigence sanitaire, dépend demain notre capacité collective à le faire au nom de l’urgence climatique.

C’est pourquoi, nous vous invitons instamment à demander dans les plus brefs délais aux États membres de décider selon le droit en vigueur de larges mesures d’amnistie dont les principes, définis en commun dans l’Union européenne, reposeront sur nos valeurs communes, et en premier lieu la Charte des droits fondamentaux qui dans son article premier proclame que « La dignité humaine est inviolable. Elle doit être respectée et protégée. »

Soyons exemplaires. La pandémie, qui frappe aujourd’hui lourdement notre Europe, appellera demain l’ensemble des Nations à aller dans cette même direction.

(English)

Open Letter to the Presidents of the European Institutions:
Appeal for an immediate amnesty

President of the European Commission,
President of the European Council,
President of the European Parliament,


Two-thirds of the planet is hit by the COVID-19 pandemic. Europe is paying a frightening price in terms of human lives. It is now recognized that the only solution to avoid the further local spreading of the disease lies in social distancing measures, prohibiting physical contact with others.

This, along with testing and of course health care, is what the World Health Organization advocates. But these measures are clearly ineffective in places governed by the deprivation of liberty: detained persons crammed in unworthy prisons and illegal immigrants detained while awaiting random forced returns. It is also the case for migrants fleeing war zones, who are forced to take refuge in camps sometimes hosting tens of thousands of people
without any basic protection mechanisms.
This double agony, which applies to the persons deprived of their liberty as well as to those in charge, has already been denounced by many regional organizations and NGOs.
Doctors, lawyers, magistrates, citizens, all over Europe and around the world, worry about the consequences of the pandemic vis-à-vis those who are locked up and the staff charged with guarding them, in a situation of overexposure to the virus and consequently to more or less serious forms of the disease, and such even more in cases of overcrowding.

Among the possible responses to the current health emergency, particularly in places of captivity, the first urgent measure would be to decree in a united fashion an immediate and responsible amnesty to protect among those deprived of their liberty the most vulnerable, in particular pregnant women, the elderly, children, the disabled, and so on.

Moreover, in a concerted manner, massive solutions to deprivation of liberty must be implemented, as has been done in other parts of the world.
Our humanity is at stake. From our collective ability to implement effective responses to today's health emergency depends our capacity to do so tomorrow regarding climate change.

This is why we urge you to ask the Member States to decide as soon as possible on broad amnesty measures, possible under existing laws, the principles of which are based on the common values of the European Union, and in particular of the Charter of Fundamental Rights of the European Union which proclaims in its first article that "Human dignity is inviolable. It must be respected and protected."

Let us set an example! The pandemic hitting Europe today, will call on all nations to move in the same direction tomorrow.

Contact: amnistia.covid19@gmail.com

LISTE DES SIGNATAIRES


Elisabetta Zamparutti (Italie), ancien membre du Parlement, Association « Ne touches pas à Caïn »
Jean-Marie Delarue (France), ancien Contrôleur général des lieux de privation de liberté (French NPM)
Vincent Delbos (France), magistrat, ancien membre du mécanisme national de Prévention (CGLPL),
Mairead Corrigan Maguire (United Kingdom), Nobel Peace Prix 1976
Jean-Paul Costa, (France) ancien président de la Cour Européenne des Droits de l’Homme
Bruno Cotte, (France) ancien président de chambre à la Cour pénale internationale
Alvares Gil Robles, (Espagne) premier Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe
Pascal Lamy (France), ancien Commissaire européen, President emeritius Institut Jacques Delors.
Nils Muiznieks (Lettonie) ancien Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe
Françoise Tulkens, (Belgique) ancienne vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme
Petr Uhl, (République tchèque), signataire de la Charte 77, fondateur de VONS, Prix Charlemagne 2008
Nikolaos Paraskevopoulos (Grèce) prof. émérite de droit pénal, ancien Ministre de Justice
Vania Costa Ramos (Portugal), Chair of Forum Penal - Criminal Lawyers' Association, Portugal, and Vice-President of the European Criminal Bar Association
Rita Bernardini (Italy), President of Hands off Cain
Ingrid Betancourt (France), femme politique, écrivain,
Athanassia Anagnostopoulou, (Grèce) députée, ancienne Ministre des affaires européennes ; professeur d'Hisoire Université Panteion,
Nick Hardwick (United Kingdom),HM Chief Inspector of Prisons and Chair UK NPM 2010-2016
Sergio d’Elia (Italy), Secretary of Hands off Cain,
Arta Mandro (Albania), professor at the Albanian School of Magistrates and writer,
Jean Pierre Restellini (Suisse), ancien Président du Mécanisme National de prévention (MNP) de Suisse
Mireille Delmas-Marty (France), Professeure honoraire au Collège de France et membre de l’Académie des Sciences Morales et politiques,
Anna Šabatová (Czech Republic), former Czech ombudswoman, spokeperson and signatory of the Chart 77,
Maurizio Bolognetti (Italie), Conseiller general du Parti Radical, en grève de la faim pour l'amnistie
Carlos Pinto de Abreu (Portugal), Lawyer and former Chair of the Human Rights Committee of the Portuguese Bar Association
Eftychis Fytrakis, (Grèce), docteur en droit pénal, chercheur auprès le Médiateur de la République, ancien Secrétaire Général de Politique Criminelle
Giorgio Spagher (Italy), Professor of criminal procedure and former President of the national conference of deans and chief department of Law universities,
Philippe Mary (Belgique) professeur ordinaire à la faculté de droit et de criminologie de l'Université libre de Bruxelles
Sophia Vidali, (Grèce) prof. de Criminologie, Université Democritus, membre du SPT,
Tullio Padovani (Italy), Professor of Penal Law, High School of Sant'Anna Pisa,
Marie Lukasova, (Czech Republic) Lawyer 
Contact: amnistia.covid19@gmail.com
Pau Perez Sales (Espagne) Psychiatrist. Technical advisor NPM Editor-in-Chief Torture Journal.
Florence Morlighem (France), députée
Nico Hirsch (Luxembourg) Former Deputy Director General of the Grand Ducal Police
Marc Nève, (Belgique) Président du Conseil central de surveillance pénitentiaire
Irene Testa (Italie) Trésorière du Parti Radical
Régis Bergonzi (Monaco) Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Monaco
Maria Rita Morganti (San Marino), social services,
José Igreja Matos, (Portugal) Judge at the Court of Appeal
Cécile Dangles, (France), magistrate, présidente de l’association nationale des juges de l’application des peines (ANJAP)
Andrea Pugiotto (Italy), Professor of Constitutional Law, University of Ferrara,
Hans Wolff, (Suisse), médecin, professeur de médecine pénitentiaire
Don Vicenzo Russo (Italie) Chapelain de la prison de Sollicciano (Florence)
Maurizio Turco (Italie) Secrétaire du Parti Radical
Ersi Bozheku (Albania), Professor of penal Law, University La Sapienza,
Germano Marques da Silva, (Portugal) Full Professor of the Portuguese Catholic University Cathédratique
Pasquale Bronzo (Italy) Professor of criminal procedure, Università La Sapienza.
Iphigenie Kamtsidou, (Grèce) prof. de Droit Constitutionnel, Université Aristote, membre du Comité National pour les droits de l'homme, ancienne président du Centre National d'Administration Publique
André Gattolin, (France), Sénateur
Dr Sharon Shalev (United Kingdom), Centre for Criminology, Oxford University & SolitaryConfinement.org
Roberto Rampi (Italie), sénateur
Giorgos Angelopoulos, (Grèce) prof. assistant d'Anthropologie sociale Université Aristote, ancien Secrétaire Général d'Education Nationale de Grèce ;
Roberto Giachetti (Italie), sénateur
Vincent Asselineau, président de l’association européenne des avocats pénalistes Bruxelles
Nikolaos Koulouris (Grèce), professeur assistant de criminologie, Université Democritus