dimanche 4 août 2013

Bruno des Baumettes : "En France, la Prison a remplacé la Guillotine : Elle tue, parfois elle assassine.."


 (Illustration : Laurent Jacqua)

Source
 
La Prison tue. Parfois,elle assassine.
Le constat en cet Eté 2013 est tragique.
Chaque jour, en prison des hommes, des femmes meurent...
"C'est bien fait pour eux, diront certains : z'avaient qu'à pas..."
"Tant mieux !", penseront d'autres, beaucoup d'autres sans jamais le dire.

Maître Badinter a fait abolir la Peine de Mort. La Société, l'Etat, Madame et Monsieur Tout-le-Monde ont tôt fait de la restaurer.
Des Peines de Mort qui ne disent pas leur nom. Des peines de petites morts quotidiennes, des morts silencieuses, des êtres à qui on enlève la vie, jour après jour ou bien d'un coup. Des vies interrompues, comme une lumière qu'on éteint, sans y penser, presque : comme une porte qu'on ferme.

Des vies qui ne valent pas grand chose
Voilà ce qu'on peut lire ces jours-ci dans la presse :
"L'homme, âgé de 35 ans, était tombé dans l'escalier en sortant du bureau du juge ; transporté à l'hôpital de Béziers, les médecins lui ont juste suturé la plaie, sans faire de radio ni de scanner. L'homme est donc retourné en prison. Où il a passé la nuit à se plaindre d'un très fort mal de tête. Au petit matin il était mort..." (France Info 02/08/13)
Une simple négligence, dira l'enquête. "C'est pas de notre faute !", diront les Surveillants. "Ca arrive...", soutiendra l'Hôpital. "C'est la faute de l'escalier, d'un faux-pas, ou bien ce fut de sa faute à lui : il s'est laissé glisser...", concluront les Experts.
"L'avait qu'à pas aller en prison...", souriront les honnêtes Citoyens. En plus : c'est bien con de mourir d'une glissade...

Des suicides bien mérités
Tiens, encore, dans cette satanée Presse qui ne nous laisse donc pas tranquilles, qui ne nous permet pas de dire "Je ne savais pas..." :
" Un détenu de 87 ans s'est suicidé par pendaison dans sa cellule d'une unité hospitalière pénitentiaire..." (Source : Europe 1 avec AFP,02/08/13)
Un mort, encore, un mort à nouveau en Prison. Cela fait l'objet d'une brève dans la Rubrique des 'Faits divers'... comme on parlerait de la chute d'un arbre ou du passage d'un orage en été...
Il s'agit encore pourtant d'un suicide, celui d'un homme en prison...
Sait-on qu'en France il y a sept fois de suicides en prison que dans le reste de la population ? Sait-on que c'est le pays européen où ce taux est le plus élevé ? (Deux fois plus que la moyenne - Russie et Turquie y compris).
Oui, sûrement on le sait. On s'en doute. Mais on voudrait ne rien savoir. (Source : Conseil de l'Europe, via Melty.fr - 01/02/13)
Quelle idée aussi de vouloir se suicider à 87 ans ! Il aurait pu attendre un peu...

Des condamnations pour l'éternité : des peines de mort qui ne disent pas leur nom
Prenons un criminel : Philippe EL SHENNAWY, par exemple. Ca fait à présent trente-neuf ans qu'il est incarcéré. Il sera libérable en 2032. D'ici-là il connaîtra sûrement des aménagements de peine... de sa Peine de Mort !
Quel espoir pour ce type lui reste-t-il que d'entamer une grève de la faim ?
"Qu'il crève !", clamera le bon Peuple qui ne veut pas qu'on l'ennuie pendant ses vacances.
Quelle idée de pourrir en prison, surtout l'été !
(Lre : 57 ans de Prison = Peine de Mort)

Ne rien dire, ne rien faire et laisser la Peine (de Mort) s'accomplir
A l'époque, on disait : "Bourreau, fais ton office !". Laissons donc nos Prisons et leurs nervis exécuter leurs basses besognes. Puisque, officiellement, la Peine de Mort est abolie.
Françaises, Français, profitez bien de vos vacances. D'autres, au fond d'un trou, dorment en Paix.
Requiescant in pace !

dimanche 30 juin 2013

Nordin Benallal : un message de solidarité pour Ali Aarrass


Je suis scandalisé par l'attitude de Didier Reynders vis à vis du cas horriblement inhumain et abject du dossier Ali Aarrass.
Cet homme s'est fait torturer au Maroc. Cet homme est un ressortissant belge. Cet homme a effectué son service militaire en Belgique, donc cet homme était prêt à se battre pour son pays la BELGIQUE.
Et son pays le laisse tomber comme une vieille chaussette. Honteux, honteux Monsieur Reynder. Comment pouvez-vous encore vous regarder dans une glace sachant que l'un de vos compatriotes, innocent s'est fait torturer à 2400 km de chez nous.
Le pire c'est que vous, en votre qualité de Ministre des affaires étrangères, vous avez les moyens de réagir et de faire cesser tout cela.
Au pire vous pouvez toujours demander que la peine d'Ali soit effectué ici, en Belgique, dans son pays, pays dans lequel il payait ses impôts comme tout citoyen honnête.
Non, monsieur Reynders, vous, vous préférez venir en aide à un Belge de souche, condamné à Cuba pour atteinte à la pudeur sur mineurs, plutôt qu'à un innocent coupable de rien au Maroc.


Je disais dans un précèdent texte que le parcours d'intégration était un échec, car vous n'avez toujours pas intégré dans votre esprit qu'être belge n'est pas une question de couleur ou de peau, mais simplement une question d'état d'esprit et de valeurs. Valeurs qui doivent rassembler tous le monde, sans faire aucune discrimination au sein de ses compatriotes. Or, vous, par votre silence, vous nous prouvez une fois de plus que nous les Arabes, les blacks, les Pakistanais et tous ceux qui ne répondent pas a vos critères de bons Belges, seront toujours considérés comme des citoyens de seconde zone.
Moi même lorsque j'étais incarcéré dans un camp de détention aux Pays-Bas. J'ai eu la naïveté de demander de l'aide à notre ambassade pour vous faire part des traitements inhumains et dégradants que je subissais à moins de 15 Km de la frontière de mon pays.
Mais malheureusement je me suis pris une grosse giffle lorsqu'une personne venue de la part de l'ambassade belge, située à Den Haag m'a dit qu'elle ne pouvait rien faire pour moi.
Pire, les autorités Belge ont délibérément envoyé des informations fausses au gouvernement hollandais.
Informations, qui stipulaient que moi Nordin Benallal était très bien connu des autorités belges comme étant une personne impliquée dans plusieurs dossiers de vols avec violences, mais aussi dans plusieurs dossiers d’homicides et qu'en conséquence ils recommandaient à leur homologue de la justice hollandaise de ne pas faire d’état d’âme dans la gestion de mon dossier.
Plus tard le procureur de Bruxelles a même voulu s’immiscer dans le dossier pénal en demandant à la justice hollandaise de me considérer comme un délinquant récidiviste, chose qui avait à l'époque très ennuyé le juge du tribunal de Den Haag.
Comment ces gens du politique qui ne font que nous mépriser depuis des décennies osent-ils aujourd'hui dire que nous sommes pas intégrés ?
Je n'ai qu'une phrase à leur dire et c'est celle d' Abraham Lincoln
« We are all slaves till every one is free »

En ce qui concerne Ali je ne peux que lui souhaiter beaucoup de courage.





Benallal Nordin

Je souhaite du profond de mon âme que la justice puisse enfin me voir comme un être humain


Une lettre de Nordin Benallal

Je me permets de vous adresser ce courrier afin de vous faire part de mon désarroi et de l'impasse dans laquelle je me trouve...

En effet, je suis incarcéré depuis 1997 et si l'on s'en réfère à ma fiche d'écrou, l'expiration de la totalité de mes peines est prévue pour le 23/08/2055 et une surveillance électronique n'est envisageable qu'à partir du 18/07/2026 (dans le cas où j'aurai pu bénéficier de mes congés dans les temps, ce qui est rarement le cas...).

A la veille de mes 34 ans, il m’est difficile, voire insupportable d'imaginer que je ne pourrai pas commencer ma vie d'adulte avant d'avoir atteint mes 47 ans, que mes parents ne seront peut-être plus là pour m'accueillir le jour où je serai libéré, que tous mes neveux et nièces nés pendant ma détention auront probablement un ou plusieurs enfants, que les amis que j'ai laissés dehors en étant gamin auront, pour la plupart, construit leur vie, auront un travail, une famille et des enfants, etc... en sachant qu'il n'est même pas certain que je vive suffisamment longtemps pour accomplir cette peine et, éventuellement, assister à tout ce que je viens de vous décrire...

Il va sans dire que ce n'est pas en prison que je peux préparer un plan de reclassement, ni une réinsertion digne de ce nom. J'ai pourtant souvent essayé de mettre mon temps de détention à profit, en suivant diverses formations organisées en prison ou, depuis que je suis en mesure d'isolement complet, en suivant des cours par correspondance mais cela n'est pas suffisant... Coupé de la réalité extérieure depuis bientôt 16 ans, le seul lien qui me permet de rester en phase avec la société actuelle est la visite régulière que je reçois de ma famille.
Les seuls à savoir et à penser qu'il est encore possible pour moi de construire ma vie sont mes parents et mes frères et sœurs; sans leur soutien, je ne serais pas aujourd'hui, dans une cellule, à vous écrire mes derniers espoirs de démarrer une "nouvelle" vie, avec votre aide et votre compréhension.

Contrairement aux idées reçues, je pars du principe que "qui casse paye", ce qui signifie que je reconnais et assume avoir été un délinquant d'habitude et qu'il était inévitable et normal que je paye pour mes erreurs mais fallait-il pour autant que je sois condamné à plus d'un demi siècle de prison, quand on sait que chez nous, en Belgique, la perpétuité équivaut à 30 ans de réclusion.

Pendant une dizaine d'années, ce qui me permettait de supporter la détention était la perspective d'évasion, ce que je n'ai pas manqué de concrétiser à maintes reprises...
Mais avec le temps et la maturité, j'ai appris à mes dépends, que mes évasions m'offraient certes quelques temps de liberté mais une liberté très éphémère, puisque sans perspective à long terme.

Je souhaite du profond de mon âme que la justice puisse « enfin » me voir comme un être humain, qui ne demande qu'à se faire oublier et à reprendre une place au sein de la société.

La situation dans laquelle je me trouve est purement et simplement inédite: je suis en régime de sécurité particulier individuel, ce qui signifie que je suis isolé quasi 24 heures / 24, que je ne sors de ma cellule que pour prendre ma douche quotidienne , téléphoner ou rencontrer ma famille au parloir.

Pourtant la loi de principe dit qu'on peut mettre une personne en mesure particulière pour le bien-être et la sécurité de l'établissement, en cas de risque d'évasion... et que, si aucun élément ne vient étayer les risques ou les rumeurs d'évasion, il est impératif de remettre le détenu en régime de détention "ordinaire".

Hors depuis 2010, tous les deux mois ce régime est renouvelé à mon égard et sans qu'aucun élément nouveau ne vient justifier une prolongation de ce régime (que du contraire !).

Cette lettre a pour but d'attirer votre attention sur un dysfonctionnement de l'institution judiciaire (en matière carcérale). La Direction Général Des administrations pénitentiaires s’obstine à me maintenir dans ce régime d'isolement. En effet, selon la direction générale, je représenterais un risque élevé d'évasion dû au fait de l'éloignement extrême de la date de ma possible libération conditionnelle.

D'autre part, toujours selon la loi de principe, je pourrais, en théorie, introduire une demande de libération conditionnelle après 14 ans de détention. Pour cela, je dois proposer un plan de reclassement, qui me permettrait d’entamer un processus concret favorisant ma réinsertion.

Malheureusement, vu mon régime de détention, il m'est impossible de mettre en œuvre un tel plan, étant données les restrictions extrêmes dont je fais l'objet depuis bientôt 6 ans!

Aujourd'hui, je souhaiterais sincèrement pouvoir aller de l’avant, tourner la page sur un passé dont je ne suis vraiment pas fier et pouvoir me racheter auprès de la société, en y intégrant une place de citoyen... La mienne !

Avec l'aide de ma sœur, qui a co-fondé une association de lutte contre le décrochage scolaire et de prévention de la délinquance. L’asbl DéClik dont je suis également administrateur, j'espère pouvoir utiliser mon expérience d'ex-délinquant à bon escient et pouvoir, ainsi, éviter à d'autres jeunes de basculer dans la délinquance et toutes les conséquences qui en découlent.

En vous remerciant très sincèrement de l'intérêt que vous aurez porté à mon courrier et en espérant que ce dernier vous aura convaincu de la nécessité de prendre des dispositions positives et constructives afin de m’aider à sortir de ce cauchemar interminable.

Je vous prie d'agréer mes salutations respectueuses.

Nordin BENALLAL

mercredi 29 mai 2013

Je vous mets au défi



Arrivée au croisement, me voici maman ou tyran ?
J'agis et vous semblez être dans l'allergie.
Douceur, fragilité, mais au dedans ?

Je vous mets au défi de tenir ce que j'ai tenu jusqu'à me brûler les ailes.
Je vous mets au défi de garder la raison, à chaque fois que la folie me guettait.
De vos petites chaumières, au chaud, cajolés ou assistés, vous vous êtes
permis de me critiquer.
Je vous mets au défi d'enlacer vos enfants, de les rassurer, quand votre intérieur n'est plus qu'un chantier.
Je suis debout, je suis amoureuse de la vie, jamais je n'ai renoncé.
Je vous mets au défi d'harmoniser la tenue de vos enfants, de leur offrir des moments de vacances, de continuer à leur tracer la route alors que l'horizon semble aride.
Vous avez été vils, vous avez critiqué la femme avant la mère.
Mais je vous mets au défi de réussir le soir à regarder votre amie solitude, de croiser votre amie angoisse et de ne pas sombrer.
Je vous mets au défi de continuer à tendre les bras, sourire, partager et même donner.

jeudi 16 mai 2013

L'enseignant licencié Luk Vervaet organise une conférence de presse et un sit-in devant la prison de Berkendael (section femmes), le lundi 20 mai de 9.45h à 11.15h (heures de la visite).


Communiqué de presse

L'enseignant licencié Luk Vervaet organise une conférence de presse et un sit-in devant la prison de Berkendael (section femmes), le lundi 20 mai de 9.45h à 11.15h (heures de la visite).

Chère rédaction,
Par la présente nous sollicitons votre présence à une action contre l'interdit professionnel et l'interdiction d'accès aux prisons qui frappent Luk Vervaet, enseignant de néerlandais dans les prisons belges.

Pour protester contre une nouvelle interdiction d'accès à la prison, lors d’une visite à Malika El Aroud le mercredi dernier, Luk Vervaet se présentera à nouveau à la prison de Berkendael le lundi 20 mai de 9.45h à 11.15h et demandera à nouveau de pouvoir exercer son droit de visite.
Par la suite, et en cas de nouveau refus, il organisera une conférence de presse et un sit-in devant la prison.

L'enseignant dans les prisons dénonce que ni la direction des Etablissements pénitentiaires de Belgique ni le ministère de la Justice ne respectent le jugement rendu par le Conseil d'Etat du 22 juin 2011, qui a annulé l’interdiction dirigée contre Luk Vervaet d’enseigner en prison.
L'enseignant se retrouve ainsi toujours privé de son travail et sans emploi, malgré les besoins criants d'enseignants dans les prisons surpeuplées du Royaume.

Non seulement, le ministère de la Justice maintient son interdiction d'enseigner, mais l'enseignant se dit être mis en quarantaine depuis son licenciement. Il dénonce d'être traité par la Direction des prisons comme un prisonnier en libération conditionnelle, avec des interdictions de s'approcher des prisons ou d'avoir un contact avec des détenus.
Toutes les visites aux détenus continuent à lui être interdites.
Sans aucune motivation, des détenus se voient refuser leur demande de le mettre sur la liste de leurs visiteurs.
Ses lettres aux détenus, pourtant ouvertes et lues par les directions des prisons, n'arrivent pas aux destinataires, sans aucune motivation, pas plus qu’elles ne lui sont renvoyées.
Des demandes d'organiser une conférence de presse devant les prisons lui sont refusées au nom de la sécurité.

L'enseignant a créé, suite à son exclusion en 2009, l'Association des familles et ami(e)s des prisonniers (http://familiesfriendsassociation.blogspot.be/) et le Comité des Familles des détenus européens au Maroc (http://prisonnierseuropeensaumaroc.blogspot.be/ ). Ces associations s'occupent des conditions au sein du monde carcéral en général et d'aide aux familles des détenus. Elles s'occupent aussi des détenu(e)s les plus rejeté(e)s, condamné(e)s pour intention, recrutement ou propagande terroriste, et de leurs familles.

Jusqu'à maintenant, la seule détenue que Luk Vervaet pouvait encore visiter en Belgique était Malika el Aroud, condamnée à 8 ans de prison ferme, accusée d'avoir recruté pour le combat en Afghanistan. Le mercredi dernier, cette seule visite lui est interdite sans aucune motivation. Sa demande de rencontrer la direction lui a été refusée.

L'enseignant dénonce que les détenus, accusés de terrorisme, se trouvent souvent dans une grande détresse, coupés de tout contact humain et de tout lien vers l'extérieur. Ils sont ainsi condamnés à une mort sociale certaine. En lui refusant le contact avec ces détenus, le ministère de la Justice veut délibérément enfermer ces détenus dans un framework religieux, dont ils ne peuvent pas sortir. Ainsi leur diabolisation et leur présentation comme des fous religieux peuvent se poursuivre. En les soumettant à un isolement total, le ministère de la Justice pousse ces détenus au suicide social. Ce genre de traitement constitue le meilleur outil de recrutement que des jihadistes en tout genre auraient pu inventer.

La Campagne « Pas d'interdit professionnel / Geen beroepsverbod / No work ban Luk Vervaet »
Contact Luk Vervaet : 0478 653378 ou vervaetluk@gmail.com

vendredi 3 mai 2013

Nordin Benallal : TOUT DROIT VERS UNE PRIVATISATION DES PRISONS


Les nouvelles prisons vont-elles être des prisons privées ? Il semblerait que oui et avec toutes les dérives que cela comportera.
Je m'explique: aujourd'hui, les prisons sont connues et reconnues pour être des endroits non rentables, non lucratifs, ne donnant déjà que peu de perspectives d'avenir aux détenus qui y sont enfermés.
Donc, les politiques, les libéraux en particulier, ont trouvé une idée stupide et, bien sûr, dangereuse à court et moyen terme mais très, très lucrative.
En effet, les prisons vont, dans un premier temps, être partiellement privatisées. Aujourd'hui, les repas se font dans les cuisines des prisons, demain, ce seront des firmes privées qui s'en occuperont, il y a aussi un service technique qui s'occupe des travaux de réparation et de rénovation ; demain, là encore, ce sera une firme privée qui s'en occupera. Les conséquences seront immédiates car les agents et les détenus qui sont sensés effectuer ces tâches ne pourront plus le faire, donc plus d'emploi ni pour les agents ni pour les détenus !
Jusque là , on peut dire que ce n'est pas trop catastrophique mais en fait, nos chers dirigeants libéraux en veulent beaucoup plus: ils souhaitent, à terme, pouvoir privatiser entièrement toutes les prisons du royaume, un peu comme à l'image des prisons américaines (ce qui, soit dit en passant, n'est pas vraiment une référence ).
Donc, au lieu d'avoir ce que l'on nomme le « parc carcéral », ils parleraient, tels des businessmen, d'un chiffre d'affaire: plus il y aura de détenus en prison, plus la prison sera rentable. Donc, les prisonniers seront encore moins vite libérés qu'ils ne le sont actuellement et lorsque l'on sait qu'aujourd'hui que de plus en plus de détenus purgent presque l'entièreté de leur peine, on peut imaginer assez aisément qu'ils devront tous prester la quasi totalité de leur peine.
Le résultat ne se fera pas attendre car cette nouvelle mauvaise idée va créer un sentiment de haine vis-à-vis du gouvernement qui n'hésite pas à vendre ses citoyens détenus aux entreprises privées.
Les évasions, les agressions envers le personnel, les mutineries et autres révoltes seront monnaie courante et la société sera alors réellement en danger car lorsqu'une personne aura, elle aussi, la mauvaise idée de commettre un méfait, elle fera tout ce qu'il est possible de faire pour ne pas aller en prison...
Dès lors, notre société franchira un pas encore jamais franchi à ce jour!
Benallal Nordin

Nordin Benallal : Vous voulez retirer la nationalité belge aux Belges qui se rendent en Syrie ?


Lettre aux '' dirigeants''
l’intégration est un échec. Pourquoi ?



Aujourd'hui, les politiques sont à nouveau outrés et choqués de constater une montée d'un radicalisme des jeunes et moins jeunes musulmans, issus de l'immigration ou pas!!!
Aujourd'hui, chers politiciens, je vais vous dire ce que vous savez déjà, mais que vous vous obstinez à nier.
La situation actuelle n'est autre que le résultat d'une politique post-coloniale qui a pour but de classifier les personnes selon leur race, leur religion, et plus récemment, leur statut social, en prenant comme référence des critères complètement erronés du « bon belge ».
Le « bon Belge » doit être, tout d'abord, blanc, laïque, voire chrétien, mangeant du porc et ne portant pas de voile.
Eh bien non, chers politiciens, car cette époque est révolue.
J'entends Monsieur Reynders dire que le parcours d’intégration n'est rien d'autre qu'un échec. Oui, c'est vrai, le parcours d’intégration est un gigantesque échec! Pourquoi ?
Parce que le parcours d'acceptation que vous étiez censé suivre a été tout simplement le plus grand des échecs que notre pays n'ait jamais connu et pour cause, vous ne l'aviez jamais suivi et jusqu'à ce jour, vous ne le suivez toujours pas. Ne vous étonnez donc pas du résultat catastrophique que votre échec a généré.
Vous voulez retirer la nationalité belge aux Belges qui se rendent en Syrie pour combattre car vous craignez qu'ils reviennent beaucoup plus dangereux qu'ils ne l'étaient .
Je pense que vos craintes sont fondées car je pense aussi qu'ils reviendront beaucoup plus dangereux et avec beaucoup plus de haine au cœur pour ce gouvernement qui les a toujours mis à l'index, soit par rapport à leur religion, soit par rapport à leur statut social ou simplement, parce qu'ils sont différents.
Mais en ce qui concerne la déchéance de leur nationalité belge, je ne peux que constater que vos réflexes coloniaux refont, là encore, surface à la moindre occasion. Car ces Belges, où vont-ils être déportés cette fois-ci ?
La plupart de ces jeunes-là ne possèdent qu'une seule nationalité et elle est BELGE. Donc, où vont-ils être envoyés ? Allez-vous louer des cellules à Guantanamo, où il serait plus facile de cacher des jeunes Belges que vous ne considérez pas comme étant Belges ?
Je pense que cette fois-ci, cela sera un peu plus difficile que pour les détenus BELGES, à qui notre cher gouvernement a offert un allé simple pour un camp de détention aux Pays-Bas ( Tilburg ).
Dernier petit conseil pour la route : ouvrez les yeux et essayez de vous soigner, car les maux ne viennent pas de l’extérieur mais bien de l’intérieur.
Et posez-vous les questions suivantes :
Pourquoi ?
Pourquoi les Belges de souche appartenant à la classe sociale la plus défavorisée, les Arabes, les Noirs, les Roumains, les Albanais,... sont-ils toujours plus lourdement condamnés que les « bons blancs » face à la justice et pourquoi ce sont encore ces mêmes personnes qui subissent la discrimination à l'embauche et qui sont logés dans des appartements dans des états de délabrement scandaleux .
Pensez à tout cela et arrêtez de surenchérir car, au bout du compte, la note sera salée pour tout le monde et personne n'aura rien à y gagner...





Benallal Nordin