mardi 26 avril 2016

Samedi 30 avril : Les Prisons en Question (organisé par CollectActif)

SAMEDI 30 AVRIL
LES PRISONS EN QUESTION
Soirée de soutien aux 4 condamné.e.s de la ZAD de Haren*
* Infos en bas du mail

PROGRAMME :

17h  : FILM
QUI A TUÉ ALI ZIRI ? (doc de Luc Decaster - 2015 - 91min.)
Ali Ziri, un homme de 69 ans, décède le 11 juin 2009 après son interpellation par la police nationale à la suite d’un contrôle routier à Argenteuil. « Arrêt cardiaque d’un homme au coeur fragile », déclare le Procureur de Pontoise. Appuyant la famille qui vit en Algérie, un collectif d’Argenteuillais demande une contre-expertise. Deux mois plus tard l’institut médico-légal révèle 27 hématomes sur le corps d’Ali Ziri.
Pendant cinq années, le cinéaste a suivi les pas de ceux qui demandent « Justice et vérité » après cette mort, ignorée des médias, mais que certains considèrent comme un lynchage digne des pires périodes de l’histoire. Au-delà d’une affaire de justice, Luc Decaster s’est attaché à représenter ce qu’une telle affaire suscite à l’intérieur d’une ville de banlieue ordinaire.

18h30  : DÉBAT
Le racisme institutionnalisé du système judiciaire et carcéral
Comment et pourquoi le système coercitif criminalise les immigré.e.s et les personnes issues de l'immigration ? Depuis les politiques anti-migratoires (contrôle des frontières et des migrant.e.s, centres fermés, expulsions,...) jusqu'au racisme de l'appareil policier (contrôles au faciès, violences policières impunies, ...) en passant par la réalité carcérale en la matière (sur-pénalisation et sur-incarcération des personnes issues de l'immigration). Ou encore la justice d'exception visant les binationaux

20h  : REPAS
Couscous végétarien
à prix libre

20h  : CONCERT
SOLE DORÉ
(Nass El Ghiwane - musique et textes engagés du Maroc)


à AlléeduKaai
(Avenue du port 53 - 1000 bxl)
Entrée : prix libre

Organisé par CollectActif


4 militant.e.s condamné.e.s dans la lutte contre la maxi-prison

Le 20 mai 2015 se déroulait l'audience publique de la commission de concertation concernant le projet vivement contesté de maxi-prison à Haren. L'avis de la commission n'étant même pas contraignant, cette farce de consultation populaire ne trompe pas grand monde. Le même jour, une quinzaine de personnes décident donc d'exprimer leur opposition au projet en dehors des chemins balisés par le pouvoir et manifestent à l'intérieur de la Régie des bâtiments. La maquette de la maxi-prison exposée dans le hall d'entrée est détruite durant l'action. Suite à cette manifestation, la justice poursuit 4 militant.e.s pour destruction de bien immobilier en bande

Le 19 février 2016, sur base de leur simple présence lors de la manifestation, le tribunal correctionnel a reconnu les 4 personnes coupables et les a condamnées à 10 mois de prison avec sursis et 600 euros d'amendes. Ce jugement en correctionnel permet à la Régie des bâtiments de réclamer 40.000 euros de dommages et intérêts pour la destruction de la maquette. Une procédure en appel a été lancée contre cette condamnation. 

Loin de freiner la lutte contre la maxi-prison, ce procès est une occasion supplémentaire de jeter quelques pavés dans le marécage carcéral et de glisser quelques sabots dans la machine répressive.

Prisons partout, Justice nulle part !


Plus d'info : 
La justice prise en flagrant délire 
Haren : 10 mois de prison pour une maquette !!?? Quelques réflexions sur la violence de l’Etat   
Appel à solidarité des 4 inculpé.e.s

jeudi 10 mars 2016

Dimanche 20 mars 2016 15h : Journée de solidarité avec la famille Chaaban. Never Forget ! (extrait du livre Guantanamo chez nous ?)


https://www.facebook.com/events/1714340122169742/

Il y a dix ans.. ( 2006 - 2007,  extrait du livre Guantanamo chez nous ?  Luk Vervaet, Editions Antidote, www.antidote.be )


"... Le même genre de « violence particulière », cette fois contre « un détenu dangereux », a été exposé lors du procès de Farid Bouhammad contre la prison de Ittre. 
Les faits datent de décembre 2007 et on été jugés en janvier 2014 (116) . 
Le 6 décembre 2007, Farid Bamouhammad est transféré de la prison d’Andenne à la prison d’Ittre par une brigade spécialisée de la police fédérale, GOTTS, qui s’occupe du transfert « de détenus extrêmement dangereux ». A son arrivée à la prison, la brigade signale que le détenu est calme et coopérant.
En principe la brigade GOTTS conduit le détenu jusque dans sa cellule. Mais ici, c’est un comité d’accueil de gardiens qui reprend le détenu, pour faire clairement comprendre à ce détenu dangereux qui fait la loi dans la prison. Leur premier mot d’accueil est qu’il ne recevra pas son tabac tout de suite, mais plus tard. Quelques secondes plus tard, Farid est plaqué et maintenu au sol. Il est amené jusqu’à sa cellule par quatre gardiens, deux lui tenant les jambes et deux autres les bras. Raison ? « Un comportement menaçant du détenu », « il s’est approché d’un agent qui s’est senti menacé », « un comportement qui laissait croire qu’il allait passer à l’acte », « dans le regard de Farid, il y avait un risque de passage à l’acte ». Et puis, il y a « les antécédents spécifiques qui lui sont propres ». La suite est hallucinante. Le personnel se sentant menacé, le directeur prend à l’encontre de Farid « une mesure de sécurité particulière (selon la loi de 2007 sur les recours à des mesures de coercition directe) prévoyant le placement en cellule sécurisée, une observation toutes les demi-heures de jour et de nuit et le fait que tout mouvement hors cellule se ferait menotté et entravé ». 

Ce qui se cache derrière ces mots est ceci : « Farid Bamouhammad est placé en cellule nue, non chauffée, dans les minutes qui ont suivi son arrivée à la prison d’Ittre, et des entraves lui ont été posées. Suivant les photographies qui sont versées au dossier et la description qui en est faite par les enquêteurs, lesdites entraves sont constituées de deux paires de menottes métalliques (une paire placée aux poignets et la seconde aux chevilles) reliées entre elles par une chaîne métallique, les anneaux des menottes sont reliés entre eux par une chaîne de 30 centimètres et les deux paires de menottes sont reliées entre elles par une chaîne de 80 centimètres. Farid est resté ainsi entravé du 6 décembre 2007, date de son arrivée à la prison d’Ittre, jusqu’au 16 décembre 2007, date de son transfert vers un autre établissement pénitentiaire » . Enchaîné de telle manière, le détenu est blessé aux chevilles par des menottes trop serrées. Il a tout simplement été empêché de se laver, de pouvoir s’essuyer lorsqu’il allait aux toilettes : « ce qui », dit la Cour, « paraît vraisemblable eu égard à la description qui en a été faite ». Un ancien directeur de prison vient confirmer devant le tribunal que les entraves photographiées par les enquêteurs correspondaient à celles pouvant être utilisées dans toutes les prisons belges. La Cour a condamné les responsables et auteurs du traitement infligé à Farid, mais le ministère public a interjeté appel.

On se souvient que le ministère de la Justice, en réaction aux lettres d’ Ashraf Sekkaki, a nié sur tous les tons l’existence de telles pratiques dans les sections de sécurité particulière et individuelle : « Jamais un détenu ne doit se promener avec des menottes aux mains et aux pieds ». Tout en laissant la porte ouverte à leur utilisation : « L’utilisation de menottes aux mains et aux chevilles est strictement réglementée et est toujours motivée par une décision individuelle. Ces décisions sont enregistrées et consultables. L’utilisation de ces restrictions est extrêmement rare, son utilisation est limitée aux transferts vers la section et lorsqu’il est placé dans la cellule de punition. Pour des raisons de sécurité et pour la sécurité du personnel, qui, lui aussi, a droit à la protection contre des crises d’agressivité, elles peuvent être utilisées à l’intérieur de la section et strictement limitées à la durée d’un déplacement.
Bien sûr, elles sont également utilisées par les forces de police pendant le transfert d’un prisonnier.
Les services de police sécurisent le transport d’un détenu et doivent prendre les mesures nécessaires. Il semble logique que ce soient les services de police qui décident, sur base de la dangerosité (d’évasion) du détenu en question ». C’est un texte qui mérite réflexion.

Ce que Farid Bamouhammad a vécu rappelle les circonstances de la mort de Faycal Chaaban, 25 ans, à la prison de Forest le 24 septembre 2006. Multirécidiviste, incarcéré pour vol, il était considéré comme « très agité », et avait reçu plusieurs doses de neuroleptiques. Il avait été retrouvé mort le lendemain. Avec ce détail, rapporté par la presse : « Faycal Chaaban avait été retrouvé mort dans sa cellule, torse nu et allongé sur le dos, pieds et mains liés » (117) . 


L’expérience de Farid vécue à Ittre montre comment la permission d’utiliser « des menottes et entraves aux pieds et aux mains » au nom de la sécurité - fût-ce par « décision réglementée, motivée, enregistrée et consultable » - peut être comprise comme une permission officielle d’infliger les traitements décrits plus haut, sans raison et ce pendant une période de dix jours..."
                                                                                                                 

(116).Toutes les citations viennent du Tribunal correctionnel de Nivelles, 3ème chambre en audience publique du lundi 13 janvier 2014

(117). http://www.lacapitale.be/343326/article/regions/bruxelles/actualite/2012-03-07/bruxelles-le-proces-de-deux-medecins-de-la-prison-de-forest-remis-a-septem




lundi 18 janvier 2016

Appel à solidarité des 4 inculpé.e.s de la destruction de la maquette de la maxi-prison (22 janvier)




" Dans sa course le aux profits, le capitalisme jette toujours plus de monde dans la précarité et rend notre environnement toujours plus invivable. Face à la misère semée à tout va et à la colère qui gronde, l'Etat investit dans le maintien de l'ordre et construit de nouvelles prison. A l'heure où le peuple est contraint de se serrer la ceinture, le gouvernement trouve des milliards pour nous la serrer encore plus fort en construisant des prisons high-tech où s'expérimentent de nouvelles formes de tortures (privations sensorielles et de contacts humains)
Pour la classe dominante, l'avantage est double : les contrats de construction lui assurent de juteux bénéfices et l'appareil sécuritaire ainsi sur-développé lui permet de maintenir ses privilèges et de faire perdurer ce système oppressif et destructeur.

Le Masterplan du gouvernement fédéral prévoit la construction de 7 nouvelles prisons en Belgique. L'une d'entre-elles, la maxi-prison, cristallise les oppositions depuis quelques années. Le gouvernement prévoit d'édifier ce mastodonte carcéral sur le terrain du Keelbeek, à Haren, situé à la périphérie nord de Bruxelles.

Le projet de maxi-prison en quelques chiffres :
- une capacité de 1200 détenu.e.s (hommes, femmes, mineurs et personnes psychiatrisées)
- 19 hectares de terres agricoles et de nature bétonnées
- un partenariat public-privé de 25 ans qui coûtera à l'Etat plus de 3 milliards d'euros. Soit un coût quotidien de minimum 275 euros par détenu.e. Plus de 275 euros par jour consacrés à briser un être humain !
- un lieu situé loin du coeur de Bruxelles, difficilement accessible pour les familles des détenu.e.s


Depuis l'annonce de la construction de la maxi-prison, les réactions sont nombreuses. A Haren, le comité de quartier informe les habitant.e.s et se mobilise contre le projet. Dans les rues de Bruxelles, la maxi-prison ravive la rage anti-carcérale et des groupes bien inspirés s'efforcent de mettre un terme au projet par une série d'actions directes. A Anderlecht, un local de lutte contre la maxi-prison est ouvert pour s'informer, débattre et s'organiser.
Durant l'été 2014, le terrain du Keelbeek est occupé pour empêcher l'avancement du projet. La ZAD de Haren est née (Zone à Défendre). Entre les cabanes dans les arbres et le potager, les opposant.e.s y expérimentent un autre mode de vie, solidaire et auto-géré. L'occupation du terrain prend fin en septembre 2015 suite à l'expulsion musclée des occupant.e.s menée par la police de Bruxelles. Mais aujourd'hui encore, une poignée d'insoumis.e.s occupent un terrain adjacent au Keelbeek et plusieurs maisons abandonnées de Haren.
Cette agitation populaire grandissante contrarie les plans du gouvernement qui lâche sa meute de chiens de garde pour tenter d'étouffer la contestation. Nombre de compagnon.ne.s de lutte subissent perquisitions, filatures, écoutes, intimidations et tentatives d'infiltrations. Mais face à la détermination et à la solidarité, la répression s'avère impuissante.

Le 20 mai 2015 se déroule l'audience publique de la commission de concertation concernant le projet de maxi-prison à Haren. L'avis de la commission n'étant même pas contraignant, cette farce de consultation populaire ne trompe pas grand monde. Le même jour, une quinzaine de personnes décident donc d'exprimer leur opposition au projet en dehors des chemins balisés par le pouvoir et manifestent à l'intérieur de la Régie des bâtiments. La maquette de la maxi-prison exposée dans le hall d'entrée est détruite durant l'action.



La Régie des bâtiments, cette institution corrompue jusqu'au cou, est chargée de gérer le patrimoine immobilier de l'Etat belge et de coordonner la construction des nouvelles prisons. Sans attendre les permis, la Régie des bâtiments a tenté de démarrer les travaux sur le terrain du Keelbeek à plusieurs reprises. Mais à chaque fois, les engins de chantier ont été repoussés par les opposant.e.s.


Alors que son projet est menacé de toutes parts, le pouvoir saisit cette occasion pour tenter d'affaiblir la résistance et nous sommes aujourd'hui quatre à nous retrouver sur le banc des inculpé.e.s pour "destruction de bien mobilier en bande". C'est le premier procès pour une action contre la maxi-prison. Après un report, la première audience est fixée au 22 janvier 2016 au Palais de justice de Bruxelles.
Pour ce genre d'acte, les peines prévues vont de 1 à 5 ans d'incarcération et la Régie des bâtiments réclame 40.000 euros de dommages et intérêts.

Loin de nous paralyser, ce procès est une opportunité de réaffirmer notre position anti-autoritaire contre toutes les formes de pouvoir, qu'ils soient politiques, médiatiques ou judiciaires. Ils font partie du problème, pas de la solution.
Et avec votre complicité, ce procès sera une occasion supplémentaire de jeter quelques pavés dans le marécage carcéral et de glisser quelques sabots dans la machine.
Poursuivons la lutte contre les prisons et le monde qu'elles protègent !

Et pour faire face aux frais de justice, nous faisons aussi appel à votre solidarité financière.
Si vous récoltez quelques pièces en raclant le fond de vos poches ou en passant le chapeau lors de vos rendez-vous militants, merci de les balancer par ici : BE66 5230 4745 8943 (numéro de compte en banque au nom de «soutien procès maquette»)


Brique par brique
Mur par mur
Détruisons toutes les prisons ! "

Les 4 inculpé.e.s

lundi 11 janvier 2016

Haren Prison Gate : conférence de presse mardi 12 janvier 8.30-10.30h Maison des Parlementaires BXL


Conférence de presse 12/01/2016 - 8h30

Pirson Gate .1

A la maison des parlementaires


Plateforme pour sortir du désastre carcéral
INVITATION : CONFERENCE DE PRESSE

PRISON GATE. 1

> Une proposition de résolution pour faire toute la clarté sur le financement des nouvelles prisons


Le mardi 12 JANVIER de 8h30 à 10h30
À la Maison des parlementaires – rotonde 0
Rue de Louvain, 21
1000 Bruxelles


La « Plateforme pour sortir du désastre carcéral » a élaboré une proposition de résolution demandant un audit de la Cour des comptes sur le financement en Partenariat-Public-Privé des « prisons modernes » de Belgique. La Plateforme s’est adressée à l’ensemble des partis politiques démocratiques de Belgique pour leur demander de soutenir cette proposition de résolution, visant à faire toute la lumière sur ce financement alternatif et ses implications budgétaires à court et long terme.

Interviendront lors de la conférence de presse :
Pour la « Plateforme pour sortir du désastre carcéral » :

-  Anne Fivé, Centre d’Action Laïque, au nom de la Plateforme pour sortir du désastre carcéral
-  François Licoppe, économiste, membre de la Plateforme
-  Maître Olivier Stein, avocat au Progress Lawyers Network

Les députés signataires de la proposition de résolution :

-  Olivier Maingain, Défi
-  Marco Van Hees, PTB
-  Gilles Vanden Burre, Ecolo
-  Stefaan Van Hecke, Groen
-  Christian Brotcorne, cdH
-  Karin Temmerman, sp.a

L’Etat s’apprête à s’engager pour une durée de 25 ans et pour plusieurs milliards d’euros avec le consortium d’entreprises privées Cafasso, choisi pour exploiter la plus grande prison du pays à Bruxelles – Haren. Le ministre de l’Intérieur déclare qu’une convention a été signée avec le consortium. Le ministre de la Justice déclare qu’il n’y a pas de contrat. Ni l’un ni l’autre ne produisent aucune pièce de ce dossier aux implications extrêmement lourdes, malgré les demandes répétées. La Cour des comptes indique que les autorités ne lui ont transmis aucun contrat pour cette nouvelle prison.

Après 9 mois de travaux et d’interpellations à tous les niveaux de pouvoir, la « Plateforme pour sortir du désastre carcéral » constate des anomalies préoccupantes autour du projet de mégaprison à Bruxelles – Haren. A ce stade, rien n’est venu justifier les choix de ce qui est devenu un véritable Prison gate.

L’opacité complète dans laquelle sont actuellement négociées les conditions de réalisation de ce mégaprojet ont convaincu la plateforme de solliciter les parlementaires pour faire la lumière. Pourquoi la formule Partenariat-Public-Privé a-t-elle été choisie alors qu’elle est sévèrement dénoncée en France et aux Etats-Unis ? Pourquoi aucune étude coûts-bénéfices n’a-t-elle été entreprise, malgré les recommandations faites pour la Communauté flamande et malgré les critiques de la Cour des comptes ? Qu’en est-il des dernières prisons construites selon cette formule « PPP » ?

La « Plateforme pour sortir du désastre carcéral » a élaboré une proposition de résolution demandant un audit de la Cour des comptes sur le financement alternatif des « prisons modernes » de Belgique. La Plateforme s’est adressée à l’ensemble des partis politiques démocratiques de Belgique pour leur demander de soutenir cette proposition de résolution, visant à faire toute la lumière sur ce financement et ses implications budgétaires à court et long terme.

Les députés signataires de cette proposition de résolution s’exprimeront sur ce sujet, après une présentation des enjeux par la Plateforme.

Texte de la proposition de résolution, dossier de presse et boissons sur place.

Contact : Jean-Baptiste Godinot : 0488 200 175 – jbgodinot k rassemblement-r.be

vendredi 11 décembre 2015

Mercredi 16 décembre 22.15 heures à la RTBF : Vers une inconditionnelle liberté, un film sur Jean-Marc Mahy


SOURCE

Entré en prison à 17 ans et demi, il a passé près de 20 ans derrière les barreaux et 10 ans en libération conditionnelle. il raconte son parcours face aux jeunes et sur les planches, où il joue sa pièce. Eviter aux jeunes de connaître comme lui l’enfer de l’univers carcéral. C’est ce que l’on découvre dans ce documentaire réalisé par Serge Challon et Vartan Ohanian à ne pas manquer sur la Une le mercredi 16 décembre à 22h15.



Adolescent délinquant, Jean-Marc Mahy a plongé dans l’enfer carcéral à l’âge de dix-sept et demi. Pour avoir entraîné la mort de deux personnes, il a été condamné à perpétuité et passé 19 ans derrière les barreaux, dont trois ans en isolement total. Un long séjour dans un autre monde, un monde parallèle, qui vit et respire à son propre rythme, avec ses propres lois. Un monde oublié par la communauté.

Au bout de près 20 ans de détention, il a obtenu sa libération conditionnelle un jour de septembre 2003. Jean Marc Mahy a alors franchi la porte de la prison de Namur pour ne plus jamais y retourner. Il a continué son lent marathon vers la liberté pendant dix ans, dehors, mais chaque jour occupé à parler de dedans, partout, et à tout le monde. 10 années pendant lesquelles il est devenu éducateur et comédien. Son obsession: témoigner pour faire en sorte que les jeunes ne connaissent jamais son expérience et pour que les ex-détenus ne replongent pas une fois " sortis ". Sur scène, il joue " Un homme debout ", une pièce qu’il a coécrite avec Jean Michel van Den Eeyden, metteur en scène et directeur du Théâtre de l’Ancre à Charleroi, pour parler de son histoire. Il raconte la prison, les humiliations, l’isolement, la folie qui le guette et ces petits riens auxquels il s’accroche pour ne pas sombrer.


Les réalisateurs français Serge Challon et Vartan Ohanian ont découvert l’histoire de Jean-Marc par l’intermédiaire d’un policier de l’ancienne Brigade des Stups à Paris venu voir sa pièce. Leur film documentaire Vers une inconditionnelle liberté nous fait vivre les six derniers mois de sa liberté conditionnelle en nous emmenant dans son quotidien et au théâtre. Se dessine alors le portrait d’un " homme debout " qui nous parle du droit à exister après avoir payé sa dette à la Justice même si elle ne pourra jamais l’être à la société. Un véritable hymne à l’espoir et au dialogue qui fait particulièrement du bien par les temps qui courent.