dimanche 14 avril 2019

DES MÈRES SOLIDAIRES CONTRE LA RÉPRESSION D'ÉTAT (texte de présentation et vidéo)



Collectif des Mères solidaires pour soutenir les victimes du fascisme et de la répression d’État

COLLECTIF DES MÈRES SOLIDAIRES·MARDI 
19 JUIN 2018

Nous vivons dans une Europe qui se targue d'être un havre de paix, de liberté, de prospérité et de justice, construit sur le sang versé par les partisans lors des combats pour la libérer du fascisme. 
Pourtant nos enfants engagés dans diverses luttes sociales et politiques sont frappés, arrêtés, condamnés, et pour certains tués, par les autorités étatiques ou par des fascistes. 

Nous, leurs mères, affirmons que les politiques conduites par les États européens en sont, directement ou indirectement, responsables. 
- Les États traitent par le mépris les aspirations à de nouvelles formes de fonctionnement de nos sociétés et font barrage à l’expérimentation de modèles alternatifs fondés sur le partage et l’autogestion.
- Ignorant les appels au respect des droits sociaux et de l’environnement pour défendre les intérêts économiques des plus riches, ils aggravent les injustices sociales dans leur propre pays et partout dans le monde.  
- En provoquant la désespérance des couches populaires, en encourageant la peur de l'étranger, en tolérant ou en s’alliant à des mouvements d’extrême droite violents et prosélytes, ils favorisent la résurgence du fascisme qui terrorise et qui tue. 

Exerçant leurs libertés d’expression et de lutte, nos enfants dénoncent les injustices, les discriminations, le capitalisme sauvage qui ravage le monde. Ils défendent leurs droits et ceux des plus défavorisés. Ils combattent toutes les formes de dérive fasciste. Ils luttent pour un monde plus solidaire, plus ouvert, plus respectueux de l'environnement. 

Parce qu'ils osent s’opposer aux États, ils sont considérés comme une menace. Et c'est une répression démesurée qui s'abat sur eux : 
- une police qui emploie des instruments de mort, frappe et arrête ceux qui ne présentent aucun danger réel ; 
- une justice qui rend possible l’impunité policière et mobilise les moyens à sa disposition contre ceux qu’elle veut faire taire, notamment l’emprisonnement ; 
- un système carcéral qui viole les droits humains les plus élémentaires. 
Ces violences policières, judiciaires, pénitentiaires sont instituées comme un mode de fonctionnement normal d’États qui se placent au service des puissants et criminalisent les luttes sociales, environnementales et politiques.
 Parce que nous les avons élevés dans des valeurs de vérité, de solidarité, de justice et de liberté, nous, Mères, exigeons justice et liberté pour nos enfants. 

Nous dénonçons : 
- le fait que des États les désignent dorénavant comme des ennemis de la République et de la démocratie et cherchent à les paralyser par l’intimidation ;
- les violences et la répression qui s'exercent à leur encontre ;
- le fait que des États tolèrent l’existence sur leur territoire de groupes fascistes ou néonazis et en garantissent parfois l’impunité.
Face à l’impuissance de la protestation individuelle, nous unissons nos voix pour que l’on entende celles de nos enfants. Nous partageons les combats des autres Mères, en Europe comme partout dans le monde. Nous nous entraidons et nous soutenons mutuellement. 
Nous n’oublions pas, nous ne nous résignons pas : nos cœurs dévastés ne se laissent pas envahir par le silence des cimetières et l’humiliation des prisons. 
Pour nous, Mères, les lieux de détention, les quartiers populaires où sont discriminées les familles issues de l’immigration postcoloniale, les camps de migrants et les centres de rétention où sont humiliés ceux qui fuient la misère, la guerre ou les répressions politiques de leurs pays, seront toujours des espaces de mobilisation. 
Et les anniversaires de la mort de nos enfants viendront toujours nous rappeler l’exigence de la lutte.

Contacts : meres-solidaires@riseup.net  

Video ICI


DES MÈRES SOLIDAIRES CONTRE LA RÉPRESSION D'ÉTAT

samedi 9 février 2019

Maroc. La galère et le courage des familles des prisonniers politiques du Hirak

Rhimou Saidi, la mère du détenu Mohammed Jelloul, 
dans le bus qui la ramène à Al-Hoceima, 
le 28 octobre 2018.
© Youssef Afas

Source : REPORTAGE Maroc. La galère pour les familles des prisonniers politiques du Hirak

Un mercredi sur deux, les mères, les femmes et les sœurs des 39 derniers manifestants du Hirak (mouvement) du Rif emprisonnés à Casablanca font 1200 km de bus pour aller voir leurs proches. Avec l’aide du Comité de soutien aux familles de détenus du Hirak, elles se battent pour améliorer leurs conditions de détention et pour faire face à un quotidien difficile.

par Lina Rhrissi, 7 février 2019

Le soleil surplombe les barbelés, le mirador ocre et les barrières bleues de la prison Ain Sebaâ 1, située dans la zone industrielle d’Oukacha, à vingt minutes du centre de Casablanca, quand un minibus noir se gare non loin de l’entrée. Ce mercredi matin, une quinzaine de femmes, quelques enfants et une poignée d’hommes se pressent de descendre du véhicule pour aller voir leurs proches. Comme c’est le cas deux fois par mois depuis maintenant plus de deux ans. Ils sont partis vers 20 h d’Al-Hoceima et ont fait dix heures de route éprouvantes, sans pause, pour arriver à l’heure de la visite.
Entre mai et juillet 2017, l’État a arrêté des centaines de manifestants du Hirak, un mouvement populaire qui a démarré en octobre 2016 suite à la mort tragique de Mouhcine Fikri à Al-Hoceima, capitale du Rif. Le vendeur de poisson avait été broyé par une benne à ordures alors qu’il tentait de récupérer ses marchandises confisquées par les autorités. Les manifestations qui ont suivi dénonçaient, entre autres, la corruption, la marginalisation de la région du nord-est et le manque d’hôpitaux et d’universités. Aujourd’hui, 39 des hommes arrêtés sont toujours enfermés loin de chez eux, à Casablanca, où sont historiquement incarcérés les prisonniers politiques au Maroc. Leur procès en appel a commencé il y a près de trois mois, le 14 novembre 2018, et trois audiences ont déjà eu lieu.

« MON GARÇON MÉRITE UNE MÉDAILLE »

À leur sortie de la prison, vers 13 h, les Rifaines, qui viennent de passer deux heures au parloir, sont davantage disposées à nous parler, malgré le regard inquisiteur des policiers qui nous suivent discrètement. « Ça va, il va bien », souffle Oulaya, vêtue de noir, la mère de Nabil Hamjike, condamné à 20 ans d’emprisonnement. « Mais il n’a rien à faire là, il n’a pas volé d’argent, ils ont réclamé leurs droits. Mon garçon mérite une médaille, pas la prison ! », clame la femme de 61 ans qui appelle tous les prisonniers « mes fils ». Aux tables du petit café en face de la maison d’arrêt, on commande des barquettes de frites et des sandwichs. Hanane, 31 ans, la sœur de Mohamed Harki, qui risque 15 ans, est plus inquiète. Son frère mène alors une grève de la faim pour réclamer son inscription en master, qu’il a depuis obtenue. Il y a aussi Souad, la femme de Karim Amghar, condamné à 10 ans, son fils d’un an sur les genoux. Le bambin, né deux mois après l’arrestation de son père, ne l’a jamais vu ailleurs que derrière les barreaux. « C’est dur pour lui, il ne fait que pleurer dans le bus », confie-t-elle. Mais la jeune maman tient à ce qu’il puisse venir de temps en temps.
Depuis le transfert des détenus à Oukacha, rapidement après leurs arrestations, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), une instance relativement indépendante de l’État a obtenu que trois minibus soient fournis gratuitement, un mercredi sur deux, par le conseil régional de la ville de Casablanca. Au début, quelques familles pouvaient se permettre de venir tous les mercredis, les visites étant hebdomadaires, mais avec un coût de 300 DH (27,5 euros) par passager pour un aller-retour, elles étaient peu nombreuses. Toutes racontent l’épuisement, les mollets qui gonflent, le froid en hiver et les vomissements. Mais si pour certaines, les trajets s’espacent, aucune n’envisage d’y mettre fin.

UNE PREMIÈRE POUR DE NOMBREUSES FEMMES

Quelques jours plus tôt, dans le grand appartement casaoui d’Amina Khalid, membre du Comité de soutien aux familles de détenus du Hirak, nous rencontrions Rhimou Saidi, la mère de Mohamed Jelloul, le tout premier à avoir été arrêté dans le cadre des manifestations du Rif. La veuve de 68 ans originaire de Beni Bouayach, à côté d’Al-Hoceima, est devenue une figure du mouvement. Sourire désarmant et regard déterminé, elle ne loupe jamais un voyage en car. Celle qui ne parlait que le tarifit (le dialecte rifain) il y a encore quelque mois s’exprime désormais en darija, l’arabe dialectal marocain, et a pris l’habitude de donner des interviews. Son fils avait déjà été arrêté en 2012 et a passé cinq ans en prison pour avoir participé au Mouvement du 20 février. « À sa sortie, j’ai eu le temps de le voir à peine un mois avant qu’il ne soit de nouveau arrêté. C’était le noir complet », se souvient-elle. « Il n’avait même pas participé à ces manifestations-là ! » Depuis, Rhimou Saidi assure avoir pris conscience de l’injustice et compris que tout ce que son fils lui disait était vrai. « Avant la mort de Mouhcine Fikri, je n’étais jamais descendue dans la rue. » Une première pour de nombreuses femmes rifaines, plutôt conservatrices et habituées à rester entre quatre murs.

CASABLANCA, C’EST COMME NEW YORK

Pour la majorité des proches de détenus, l’arrivée dans la mégalopole Casablanca aussi a été une grande première. « Pour elles, c’est comme New York », commente Amina Khalid qui a fait en sorte de les guider et de les accueillir au mieux. Créé en mai 2017, le Comité de soutien a organisé des manifestations et des sit-ins. « On voulait à la fois mettre en lumière le sort des familles de prisonniers du Hirak et les soutenir moralement et matériellement », précise Amina Boukhakhal, également membre de l’organisation. Les militants leur ont transmis les contacts d’avocats, ont organisé une collecte de vêtements chauds et, à chaque procès, ont ouvert les portes de leurs maisons pour les héberger. Mais la relation ne s’est pas faite du jour au lendemain. « Il a fallu les mettre en confiance, raconter ce qu’on a nous-même vécu », explique Amina Khalid, « parce que les gens du Rif sont renfermés et n’ont pas saisi pourquoi on les aidait. »

Merci à Marie-Jo Fressard pour l'envoi de l'article.

vendredi 18 janvier 2019

AU CŒUR DES PRISONS: L’IMPORTANCE DE SOUTENIR LES PRISONNIERS ET LEUR FAMILLE 20 janvier 13-18h Salle Saada

Al Kawthar : Nous organisons en date du 20 Janvier 2019 en Belgique, une rencontre en soutien aux prisonniers et leurs familles. L’objectif est, et reste le même, informer sur les conditions de détentions que subissent les détenus, dénoncer les dérives judiciaires et pénitentiaires, être un soutien pour ces familles qui se retrouvent trop souvent seules, démunis, incompris face à la dureté de cette épreuve.

Avec des intervenants de qualité, cette conférence AU CŒUR DES PRISONS sera pour chacun d’entre nous l’occasion d’avoir un autre regard sur la réalité carcérale, d’entendre ses voix mises sous silences, de comprendre l’importance de ne pas rester inactif face à la souffrance de l’autre et enfin que tous, nous puissions nous unir afin de soulager les éprouvés.

Des prises de paroles conscientes , des témoignages poignants…

Rejoignez nous!!

#AKR
#AlKawthar

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Où ? Salle SAADA Quai de Mariemont 51, 1080 Molenbeek-Saint-Jean, BELGIQUE

Quand ? Dimanche 20 janvier 2019 de 13-18h 

vendredi 21 décembre 2018

A Childrens' Tale, dessins d'enfants de détenu(e)s

Dessins d'enfants trop souvent oubliés et stigmatisés :les enfants de détenus qui sont les victimes collatérales de la prison, et qui expriment leurs souffrances et espoirs. 

Exposés à la maison du peuple à Saint Gilles parRelais Enfants-Parents le 19 décembre 2018.








vendredi 23 novembre 2018

Les politiques carcérales renvoyées à l'expéditeur : Action au SPF Justice contre la Maxi-Prison de Haren ( Le collectif #Retouràlexpéditeur, 22 novembre)


"Les politiques du SPF Justice renvoyées à l'expéditeur"

Ce jeudi 22 novembre, à 9h30, une dizaine de postiers ont effectué une livraison spéciale au Service Public Fédéral de Justice. Le ministère de Koen Geens s'est vu livrer une trentaine de bêtises en boites, les livreurs avaient une mission: renvoyer à l'expéditeur les conséquences et les logiques de sa politique actuelle, qui est de moins en moins une affaire de justice.

"Sous-Financement des alternatives à la prison", "Justice de riches", "Privatisation des prisons", "Logiques d'exclusion", "Répression au lieu de justice", "Justice à deux vitesses"... autant de messages que l'on pouvait lire sur la trentaine de colis livrés ce matin au Ministère de la Justice. 

Une vingtaine d'activistes habillés en postiers ont inondé le hall d'entrée du bâtiment de paquets représentant les politiques que le SPF inflige à la société. 
"Nous exigeons un changement radical de politique qui aujourd'hui, sous une belle façade d'un SPF "Justice", n'est en réalité plus du tout une affaire de justice" explique une activiste.

Ces dernières années, la valeur de Justice disparait de plus en plus de la politique du Ministère en charge. En septembre, les juristes en charge de la réforme du code pénal démissionnent, faute de réflexion de fond de la part du gouvernement qui s'obstine dans des directions contre-productives. Ce n'est qu'un exemple.

La justice économique laisse place à la fin de l'aide juridique gratuite, à des nouvelles mesures en faveur des riches telles que le "plaider coupable" et à la privatisation des prisons reconnue dans le monde comme un processus de "gouffre financier".

La justice sociale n'est plus présente lorsque l'on constate depuis des années l’inefficacité des prisons et la précarisation qu'elles entrainent parallèlement aux 13 projets d'extensions ou de constructions prison en cours aujourd'hui en Belgique.

Une justice réfléchie et sécurisante se voit balayée par l'obstination têtue du ministère actuel dans le système carcéral démontré comme contre-productif et favorisant la récidive.

Enfin, la justice s'efface au profit de politiques répressives qui donnent simplement plus d'espace d'action au procureur du roi, à la police et aux technologies de surveillance.

L'actualité de ce mardi (l'attaque au couteau contre un agent de police) a à nouveau remis en question la politique de justice et d'incarcération. 
Le collectif #Retouràlexpéditeur appelle à la vigilance face aux solutions faciles entreprises par nos ministères actuels. En effet, si la prison est inefficace et favorise la récidive, durcir l'incarcération ou entraver les libérations ne constituent en aucun cas une solution et sont sans doute des mesures favorisant ce type de fait de violence.

 Cette action a eu lieu suite à un appel à action contre la Maxi-Prison de Haren, qui est l’emblème fort de ce type de politique néfaste aux antipodes de la valeur de justice qu'elle prétend défendre. En luttant contre la Maxi-Prison et son monde, ce collectif exige la fin du chantier de la Maxi-Prison, la fin des processus de privatisation des prisons, le rétablissement des équités sociales dans les processus judiciaires et un réel débat de fond en ce qui concerne les réactions sociales face à la déviance.

"Aujourd'hui la politique du Spf Justice n'est plus une affaire de justice, il y a du buisness, du populisme et de l'absurdité, mais nous n'y voyons plus aucune valeur de justice" conclut une activiste.

Contact Presse: 0487384916

Sources:

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_plus-ou-moins-de-peines-de-prison-juristes-et-gouvernement-pas-d-accord?id=10015252

vendredi 14 septembre 2018

Monsieur Tamek, je vous fait part de mon souci concernant le prisonnier Salek Laasairi. Une lettre de Marie-Jo Fressard.



Marie-José Fressard  
                                                  

Gap, 10/9/2018
Solidarité Maroc 05
                                                                                              
Lettre ouverte à Monsieur le Responsable de la délégation générale de l'administration des prisons au Maroc,

Monsieur le  Délégué Général

Je me permets de vous faire part de mon souci concernant le prisonnier Salek Laasairi, détenu à la prison locale d'Aït Meloul ( numéro d'écrou 7533). Il y a trois ans j'ai accepté d'être sa "marraine". J'ai alors découvert sa dramatique histoire : condamné à perpétuité par le tribunal militaire marocain pour un crime qu'il nie toujours avoir commis. Je n'ai pas pu apprendre si des preuves de ce crime ont été produites, ce qui me semblerait normal pour une peine de cette gravité.

Depuis que j'assure son parrainage j'ai pu me rendre compte à quel point cet emprisonnement est un enfer pour lui, prisonnier politique sahraoui. Un enfer qui se dégrade semaine après semaine. Maltraitance physique, cachot, destruction et vol de ses quelques biens, maltraitance de sa famille. Et surtout maltraitance psychologique : diminution voire suppression des quelques instants de téléphone avec sa famille et avec ses amis, seuls instants de bonheur qui lui permettent de ne pas sombrer dans la déprime, voire plus. Malgré tout, lors des rares moments pendant lesquels j'ai pu l'entendre au téléphone, il faisait preuve d'un courage incroyable, éclatant de rire, demandant des nouvelles de ma famille et de ma santé. Ne se plaignant jamais, mais plaignant tous ceux qui souffrent. "Moi, tout va bien".



En 2015, lorsque j'ai commencé à avoir des contacts avec lui, il m'appelait chaque lundi après-midi en lançant un joyeux "Ça va bien, grand-mère ?", question ponctuée d'un sonore éclat de rire. Nous pouvions échanger quelques phrases, difficilement à cause du bruit du parloir. Nous échangions aussi quelques lettres, j’envoyais des cartes et quelques colis. Même s'ils mettaient parfois jusqu'à deux mois pour arriver, ils arrivaient.

Mais progressivement, même ces petits bonheurs lui sont interdits. L'appel du lundi est de plus en plus rare, à peine une fois tous les deux mois et de plus en plus brefs. Ses lettres ne me parviennent plus. Il ne reçoit plus les miennes, ni mes cartes. Mon dernier colis m'a été retourné ; je l'ai renvoyé, il m'est revenu.

Ce comportement odieux de l'administration pénitentiaire n'a rien à voir avec une notion de justice, c'est de la pure discrimination, de la haine de la pire espèce.

Monsieur le Délégué Général vous avez le pouvoir d'exiger de la part du personnel de la prison locale d' Aït Meloul que Salek Laasairi soit traité avec un minimum d'humanité comme l'exigent les Conventions internationales que pourtant le Maroc à signées.

D'avance, pour lui, je vous remercie et vous prie de recevoir, Monsieur le Délégué Général de l'administration des prisons du Maroc, l'expression de ma haute considération.

Marie-José Fressard
Présidente de l'association Solidarité Maroc 05
05000 Gap   France
solidmar05@gmail.com

Copies : Solidarité Maroc 05, APSO, Association des familles et amis des prisonniers,solidmar.blogspot.com