jeudi 11 juillet 2019

Ahmed Elasey , sdf abattu par les forces de l'odre condamné en appel à 6 ans fermes !

par Gene Vreden, groupe de soutien à Ahmed

Bruxelles, juin 2019, 

Sans-abri condamné pour tentative de meurtre il se voit augmenter sa peine en appel!

Comment dire, comment écrire, comment exprimer l'effroi que déclenche le verdict de l'appel  prononcé le 21 juin dernier au palais de justice de Bruxelles. Il s'agissait de l'appel du jugement qui condamnait en décembre 2018 M. Ahmed Elasey à cinq ans de prison fermes pour "tentative de meurtre".

Les faits remontent au 17 septembre 2018 à Bruxelles, sur le trottoir de l'Office des étrangers, juste à côté du parc Maximilien. Plusieurs policiers viennent une nouvelle fois pour déloger M. Ahmed Elasey, mais que celui-ci refuse et s'assied pour fumer une cigarette. Cette attitude anodine en soi ne correspond pas aux attentes des forces de l'ordre et M. Ahmed Elasey se voit menacer par un policier avec sa matraque. Pris par la peur il veut qu'on lui fiche la paix et se lève pour s'en aller, son petit couteau à la main. La situation prend une allure qui aurait pu être qualifiée de rocambolesque, sauf que dans la vraie ville de Bruxelles, les nombreux policiers se dirigent vers lui et tentent de l'immobiliser brutalement. On bouge, on refuse et le couteau blesse un des policier au crâne. Aspergé et aveuglé par le spray des policiers, frappé, maintenu, il est alors visé par un policier qui tire trois balles. L'une le touche à l'abdomen, l'autre à la jambe, et les coups de pieds se poursuivent...
M. Ahmed Elasey est hospitalisé en soins intensifs! Il y sera interrogé par la police le lendemain et y séjournera 40 jours.

Notons que la blessure du policier au crâne, en outre qualifiée de légère, ne peut en aucun cas être imaginée comme "tentative de meurtre". Le refus de M. Ahmed Elasey de lâcher son couteau, est effectivement ce qui  sous-tend l'ensemble de l'accusation policière. Cette attitude frondeuse de la part d'une personne sans-abri se transforme pour les policiers "qui ne font que leur travail"*, en prétexte de défendre un collègue, de telle sorte qu' un des 6, 7 policiers si bien intentionné à l'égard de son collègue, tire tout bonnement à trois reprises sur Monsieur Elasey!

Alors la Cour se met tergiverser comme elle l'a fait en précisant certaines formulations telles que "avoir été porteur d'un objet piquant et tranchant...qui n'était pas ... comme arme mais dont il apparait que le prévenu tentait manifestement de l'utiliser ... pour blesser ..."* blabla destiné à justifier la prévention de "tentative de meurtre" ... "ces faits sont extrêmement graves le prévenu n'ayant pas hésité à tenter de tuer deux policiers qui ne faisaient que leur travail ... manifestement mu par une rage difficilement contrôlable..."*

... On croit cauchemarder, c'est pas sérieux? eh bien si, hélas, pour la Cour, c'est plausible! Alors comment la Cour sait-elle que c'est "manifestement mu"* par quelque chose ? et comment la Cour prétend-elle savoir que le prévenu "n'a pas hésité à tenter de tuer"*? Même un profane en droit se rend compte que vouloir tuer quelqu'un.e ne ressemble pas à ce cas de figure, c'est criant.
Une personne sur la rue que les policiers viennent "embêter" fréquemment, à qui ils retirent les objets personnels, les voyant débarquer une nouvelle fois, n'a-t-elle donc pas de raison d'être irritée et de ne pas avoir envie d'obtempérer? Même s'il s'agit de forces de l'ordre?!
Les forces de l'ordre opèrent-elles de manière pertinente? Pour quelle raison sont-elles à 6 ou 7 à entourer une personne seule, même munie d'un canif? Cela justifie-t-il qu'un policier se permet de sortir son arme? de la pointer et de pan pan pan, tirer dans l'abdomen et les jambes? Et bien non! L'usage de la force, et à fortiori le tir d'arme à feu sont des matières strictement réglementées.

Mais la Cour, peut-être, permettons-nous des supputations puisque le juge le fait aussi (manifestement, il apparait, etc.. ne sont pas des fait avérés ni prouvés) donc permettons-nous de supputer que les tirs policiers qui ont failli couter la vie à un être humain démuni, doivent être absolument couverts et justifiés, imaginons aussi que le fait que nous ayons sorti cet homme de l'anonymat pourtant bien orchestré puisque les hôpitaux prétendaient ne pas l'avoir reçu, la presse ne le décrivant que comme un migrant dans un premier temps un SDF ensuite, cet anonymat a été contrarié par les actions de soutien et pis encore, des avocat.e.s se sont penché.e.s sur son dossier et ont effectué un travail juridique approfondi qui malheureusement va à l'encontre de l'accusation portée.

Donc qu'en résulte-t-il ? une augmentation de la peine initiale portée des 5 ans elle passe à 6 ans fermes! "celle prononcée par le premier juge étant insuffisante"* - "cette peine tient compte (...) aussi de la précarité sociale et financière dans laquelle se trouve le prévenu, des séquelles médicales qu'il subit toujours actuellement suite au coups de feu qui ont dû être tirés et son absence antécédents judiciaires"* 
Quand on vous disait qu'on croit cauchemarder !
"La hauteur de cette peine ne permet pas d'accorder au prévenu une quelconque mesure de faveur. Par ces agissements le prévenu s'est largement montré indigne de participer à l'organisation de la société."*
En fait il ne s'agit pas de vérité judiciaire et justifiée juridiquement sur base des textes de loi, il s'agit de la part des juges d'émettre leurs avis moralisateurs exprimés de la part d'une caste qui bien au chaud derrière son titre, se permet d'envisager la société d'une manière personnelle bien particulière.

Reprenons ici la citation d'Aharon Barak : "Le juge doit être conscient de son pouvoir ainsi que de ses limites. Dans une démocratie, les pouvoirs conférés au juge sont très importants. Le pouvoir judiciaire comme n'importe quelle autre forme de pouvoir peut faire l'objet d'abus. Il faut que le juge comprenne que son pouvoir se limite à son judiciaire à proprement dit"

Nous en sommes loin!

juillet 2019 G 
groupe de soutien à Ahmed

samedi 29 juin 2019

La famille Belliraj : la justice belge peine curieusement à statuer sur le cas Belliraj

29 juin 2019

Les toutes dernières auditions et plaidoiries dans ce dossier se sont tenues à la Chambre du conseil du tribunal de Bruxelles, mi-janvier 2019. Un verdict final était attendu deux semaines ou, au plus tard, un mois après, selon l’avocat de Belliraj.

La famille de Belliraj ainsi que ses avocats au Maroc et le groupe de travail de l’ONU contre la détention arbitraire et contre la torture attendaient ce verdict de pied ferme, afin de relancer à nouveau le dossier.

Ce verdict final allait déboucher selon l’avocat sur un non-lieu, motivé par la pratique de la torture physique et morale sur la personne de Belliraj.

À la grande surprise de tout ce monde en attente, le juge et le procureur du Roi - et ce, après maintes demandes formulées par la défense - peinent curieusement à fixer la date du verdict final qui devait être rendu le 31 janvier 2019.

Début juin, et après concertation avec la défense, une dernière interrogation allait être formulée quant aux raisons de ce retard jugé curieux et anormal. Le cas échéant une conférence de presse allait être tenue au bureau de la défense, en présence de la presse belge, marocaine et internationale.

Le but était d’éclairer l’opinion sur la tournure rocambolesque que prend ce dossier.
Suite à cela, le procureur du Roi a fait la promesse qu’une date pour un verdict final sera fixée très prochainement, ce qui a engendré l’annulation de la conférence de presse prévue le 14 juin dernier.

À peine deux semaines après, surgit cette tornade médiatique accusant Belliraj d’être mêlé aux tueries du Brabant wallon.
Nos interrogations légitimes, en tant que familles et proches de Belliraj, sont les suivantes :

- Pourquoi la justice belge traîne-t-elle le pied quant à ce fameux verdict final ? 

- Pourquoi Belliraj  sur qui tombent toutes ces accusations n’a-t-il jamais été entendu personnellement et n’a jamais pu rencontrer son avocat ?

- À qui profite cette tempête médiatique principalement fondée sur le conditionnel ?

Famille Belliraj   

dimanche 14 avril 2019

DES MÈRES SOLIDAIRES CONTRE LA RÉPRESSION D'ÉTAT (texte de présentation et vidéo)



Collectif des Mères solidaires pour soutenir les victimes du fascisme et de la répression d’État

COLLECTIF DES MÈRES SOLIDAIRES·MARDI 
19 JUIN 2018

Nous vivons dans une Europe qui se targue d'être un havre de paix, de liberté, de prospérité et de justice, construit sur le sang versé par les partisans lors des combats pour la libérer du fascisme. 
Pourtant nos enfants engagés dans diverses luttes sociales et politiques sont frappés, arrêtés, condamnés, et pour certains tués, par les autorités étatiques ou par des fascistes. 

Nous, leurs mères, affirmons que les politiques conduites par les États européens en sont, directement ou indirectement, responsables. 
- Les États traitent par le mépris les aspirations à de nouvelles formes de fonctionnement de nos sociétés et font barrage à l’expérimentation de modèles alternatifs fondés sur le partage et l’autogestion.
- Ignorant les appels au respect des droits sociaux et de l’environnement pour défendre les intérêts économiques des plus riches, ils aggravent les injustices sociales dans leur propre pays et partout dans le monde.  
- En provoquant la désespérance des couches populaires, en encourageant la peur de l'étranger, en tolérant ou en s’alliant à des mouvements d’extrême droite violents et prosélytes, ils favorisent la résurgence du fascisme qui terrorise et qui tue. 

Exerçant leurs libertés d’expression et de lutte, nos enfants dénoncent les injustices, les discriminations, le capitalisme sauvage qui ravage le monde. Ils défendent leurs droits et ceux des plus défavorisés. Ils combattent toutes les formes de dérive fasciste. Ils luttent pour un monde plus solidaire, plus ouvert, plus respectueux de l'environnement. 

Parce qu'ils osent s’opposer aux États, ils sont considérés comme une menace. Et c'est une répression démesurée qui s'abat sur eux : 
- une police qui emploie des instruments de mort, frappe et arrête ceux qui ne présentent aucun danger réel ; 
- une justice qui rend possible l’impunité policière et mobilise les moyens à sa disposition contre ceux qu’elle veut faire taire, notamment l’emprisonnement ; 
- un système carcéral qui viole les droits humains les plus élémentaires. 
Ces violences policières, judiciaires, pénitentiaires sont instituées comme un mode de fonctionnement normal d’États qui se placent au service des puissants et criminalisent les luttes sociales, environnementales et politiques.
 Parce que nous les avons élevés dans des valeurs de vérité, de solidarité, de justice et de liberté, nous, Mères, exigeons justice et liberté pour nos enfants. 

Nous dénonçons : 
- le fait que des États les désignent dorénavant comme des ennemis de la République et de la démocratie et cherchent à les paralyser par l’intimidation ;
- les violences et la répression qui s'exercent à leur encontre ;
- le fait que des États tolèrent l’existence sur leur territoire de groupes fascistes ou néonazis et en garantissent parfois l’impunité.
Face à l’impuissance de la protestation individuelle, nous unissons nos voix pour que l’on entende celles de nos enfants. Nous partageons les combats des autres Mères, en Europe comme partout dans le monde. Nous nous entraidons et nous soutenons mutuellement. 
Nous n’oublions pas, nous ne nous résignons pas : nos cœurs dévastés ne se laissent pas envahir par le silence des cimetières et l’humiliation des prisons. 
Pour nous, Mères, les lieux de détention, les quartiers populaires où sont discriminées les familles issues de l’immigration postcoloniale, les camps de migrants et les centres de rétention où sont humiliés ceux qui fuient la misère, la guerre ou les répressions politiques de leurs pays, seront toujours des espaces de mobilisation. 
Et les anniversaires de la mort de nos enfants viendront toujours nous rappeler l’exigence de la lutte.

Contacts : meres-solidaires@riseup.net  

Video ICI


DES MÈRES SOLIDAIRES CONTRE LA RÉPRESSION D'ÉTAT

samedi 9 février 2019

Maroc. La galère et le courage des familles des prisonniers politiques du Hirak

Rhimou Saidi, la mère du détenu Mohammed Jelloul, 
dans le bus qui la ramène à Al-Hoceima, 
le 28 octobre 2018.
© Youssef Afas

Source : REPORTAGE Maroc. La galère pour les familles des prisonniers politiques du Hirak

Un mercredi sur deux, les mères, les femmes et les sœurs des 39 derniers manifestants du Hirak (mouvement) du Rif emprisonnés à Casablanca font 1200 km de bus pour aller voir leurs proches. Avec l’aide du Comité de soutien aux familles de détenus du Hirak, elles se battent pour améliorer leurs conditions de détention et pour faire face à un quotidien difficile.

par Lina Rhrissi, 7 février 2019

Le soleil surplombe les barbelés, le mirador ocre et les barrières bleues de la prison Ain Sebaâ 1, située dans la zone industrielle d’Oukacha, à vingt minutes du centre de Casablanca, quand un minibus noir se gare non loin de l’entrée. Ce mercredi matin, une quinzaine de femmes, quelques enfants et une poignée d’hommes se pressent de descendre du véhicule pour aller voir leurs proches. Comme c’est le cas deux fois par mois depuis maintenant plus de deux ans. Ils sont partis vers 20 h d’Al-Hoceima et ont fait dix heures de route éprouvantes, sans pause, pour arriver à l’heure de la visite.
Entre mai et juillet 2017, l’État a arrêté des centaines de manifestants du Hirak, un mouvement populaire qui a démarré en octobre 2016 suite à la mort tragique de Mouhcine Fikri à Al-Hoceima, capitale du Rif. Le vendeur de poisson avait été broyé par une benne à ordures alors qu’il tentait de récupérer ses marchandises confisquées par les autorités. Les manifestations qui ont suivi dénonçaient, entre autres, la corruption, la marginalisation de la région du nord-est et le manque d’hôpitaux et d’universités. Aujourd’hui, 39 des hommes arrêtés sont toujours enfermés loin de chez eux, à Casablanca, où sont historiquement incarcérés les prisonniers politiques au Maroc. Leur procès en appel a commencé il y a près de trois mois, le 14 novembre 2018, et trois audiences ont déjà eu lieu.

« MON GARÇON MÉRITE UNE MÉDAILLE »

À leur sortie de la prison, vers 13 h, les Rifaines, qui viennent de passer deux heures au parloir, sont davantage disposées à nous parler, malgré le regard inquisiteur des policiers qui nous suivent discrètement. « Ça va, il va bien », souffle Oulaya, vêtue de noir, la mère de Nabil Hamjike, condamné à 20 ans d’emprisonnement. « Mais il n’a rien à faire là, il n’a pas volé d’argent, ils ont réclamé leurs droits. Mon garçon mérite une médaille, pas la prison ! », clame la femme de 61 ans qui appelle tous les prisonniers « mes fils ». Aux tables du petit café en face de la maison d’arrêt, on commande des barquettes de frites et des sandwichs. Hanane, 31 ans, la sœur de Mohamed Harki, qui risque 15 ans, est plus inquiète. Son frère mène alors une grève de la faim pour réclamer son inscription en master, qu’il a depuis obtenue. Il y a aussi Souad, la femme de Karim Amghar, condamné à 10 ans, son fils d’un an sur les genoux. Le bambin, né deux mois après l’arrestation de son père, ne l’a jamais vu ailleurs que derrière les barreaux. « C’est dur pour lui, il ne fait que pleurer dans le bus », confie-t-elle. Mais la jeune maman tient à ce qu’il puisse venir de temps en temps.
Depuis le transfert des détenus à Oukacha, rapidement après leurs arrestations, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), une instance relativement indépendante de l’État a obtenu que trois minibus soient fournis gratuitement, un mercredi sur deux, par le conseil régional de la ville de Casablanca. Au début, quelques familles pouvaient se permettre de venir tous les mercredis, les visites étant hebdomadaires, mais avec un coût de 300 DH (27,5 euros) par passager pour un aller-retour, elles étaient peu nombreuses. Toutes racontent l’épuisement, les mollets qui gonflent, le froid en hiver et les vomissements. Mais si pour certaines, les trajets s’espacent, aucune n’envisage d’y mettre fin.

UNE PREMIÈRE POUR DE NOMBREUSES FEMMES

Quelques jours plus tôt, dans le grand appartement casaoui d’Amina Khalid, membre du Comité de soutien aux familles de détenus du Hirak, nous rencontrions Rhimou Saidi, la mère de Mohamed Jelloul, le tout premier à avoir été arrêté dans le cadre des manifestations du Rif. La veuve de 68 ans originaire de Beni Bouayach, à côté d’Al-Hoceima, est devenue une figure du mouvement. Sourire désarmant et regard déterminé, elle ne loupe jamais un voyage en car. Celle qui ne parlait que le tarifit (le dialecte rifain) il y a encore quelque mois s’exprime désormais en darija, l’arabe dialectal marocain, et a pris l’habitude de donner des interviews. Son fils avait déjà été arrêté en 2012 et a passé cinq ans en prison pour avoir participé au Mouvement du 20 février. « À sa sortie, j’ai eu le temps de le voir à peine un mois avant qu’il ne soit de nouveau arrêté. C’était le noir complet », se souvient-elle. « Il n’avait même pas participé à ces manifestations-là ! » Depuis, Rhimou Saidi assure avoir pris conscience de l’injustice et compris que tout ce que son fils lui disait était vrai. « Avant la mort de Mouhcine Fikri, je n’étais jamais descendue dans la rue. » Une première pour de nombreuses femmes rifaines, plutôt conservatrices et habituées à rester entre quatre murs.

CASABLANCA, C’EST COMME NEW YORK

Pour la majorité des proches de détenus, l’arrivée dans la mégalopole Casablanca aussi a été une grande première. « Pour elles, c’est comme New York », commente Amina Khalid qui a fait en sorte de les guider et de les accueillir au mieux. Créé en mai 2017, le Comité de soutien a organisé des manifestations et des sit-ins. « On voulait à la fois mettre en lumière le sort des familles de prisonniers du Hirak et les soutenir moralement et matériellement », précise Amina Boukhakhal, également membre de l’organisation. Les militants leur ont transmis les contacts d’avocats, ont organisé une collecte de vêtements chauds et, à chaque procès, ont ouvert les portes de leurs maisons pour les héberger. Mais la relation ne s’est pas faite du jour au lendemain. « Il a fallu les mettre en confiance, raconter ce qu’on a nous-même vécu », explique Amina Khalid, « parce que les gens du Rif sont renfermés et n’ont pas saisi pourquoi on les aidait. »

Merci à Marie-Jo Fressard pour l'envoi de l'article.

vendredi 18 janvier 2019

AU CŒUR DES PRISONS: L’IMPORTANCE DE SOUTENIR LES PRISONNIERS ET LEUR FAMILLE 20 janvier 13-18h Salle Saada

Al Kawthar : Nous organisons en date du 20 Janvier 2019 en Belgique, une rencontre en soutien aux prisonniers et leurs familles. L’objectif est, et reste le même, informer sur les conditions de détentions que subissent les détenus, dénoncer les dérives judiciaires et pénitentiaires, être un soutien pour ces familles qui se retrouvent trop souvent seules, démunis, incompris face à la dureté de cette épreuve.

Avec des intervenants de qualité, cette conférence AU CŒUR DES PRISONS sera pour chacun d’entre nous l’occasion d’avoir un autre regard sur la réalité carcérale, d’entendre ses voix mises sous silences, de comprendre l’importance de ne pas rester inactif face à la souffrance de l’autre et enfin que tous, nous puissions nous unir afin de soulager les éprouvés.

Des prises de paroles conscientes , des témoignages poignants…

Rejoignez nous!!

#AKR
#AlKawthar

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Où ? Salle SAADA Quai de Mariemont 51, 1080 Molenbeek-Saint-Jean, BELGIQUE

Quand ? Dimanche 20 janvier 2019 de 13-18h