dimanche 1 février 2015

Merci de signer la pétition : Pour une autre approche de la question carcérale en Belgique

Pour une autre approche de la question carcérale en Belgique

Les futurs riverains de la prison de Haren en région Bruxelloise,
Avec le soutien de Inter Environnement Bruxelles, Prisoner's Family & Friends Association, Dan KAMINSKI - professeur à la faculté de droit et de crimilogie de l'UCL, Haren TV

demandent au Ministre Belge de la Justice de suciter un débat sociétal qui n'a jamais eu lieu afin de revoir, avec l'expertise de TOUS les professionnels du terrain, l'approche de la question carcérale en Belgique. Ils souhaitent une réflexion critique sur les projets en cours et à venir, en abordant ces questions sous différents angles, tels que les coûts humains et financiers, l'impact de l'approche sécuritaire, la question de la semi privatisation des prisons, les choix architecturaux ou d'implantation . . .
Le construction d'une Méga prison en région Bruxelloise . . .
en quoi êtes vous aussi concernés ?
  1. En tant que contribuable belge : payer 2 à 3 fois le prix, ... peut-être même beaucoup plus
  2. En tant que citoyen soucieux d'une politique éducative : aucun budget pour la prévention
  3. En tant que citoyen qui souhaite un état de droit : la perte de l'indépendance judiciare
  4. En tant que membre du monde judiciare : retard judiciaire, perte de l'indépendance judiciaire et manque de moyens
  5. En tant que citoyen soucieux d'une politique de concertation : pas de concertation
  6. En tant que travailleur dans le secteur de l'aide à la jeunesse : aucun budget pour la prévention
  7. En tant que futur employé de la prison de Haren : la mobilité et le manque de moyens
  8. En tant que navetteur qui passe par la chaussée de Haecht : la mobilité
  9. En tant que futur visiteur de la prison : la mobilité
  10. En tant que futur riverain Haren-Diegem-Machelen : la mobilité, l'enclavement, ...
  11. En tant que parent, futur parent, grand-parent, ... : aucun budget pour la prévention
  12. En tant que parent d'un prisonnier : pas de bonnes conditions pour une réinsertion réussie
  13. En tant que défenseur de la nature : 18 Ha de nature perdus - 300 arbres à abattre
  14. En tant que citoyen soucieux du futur de notre alimentation : 18 Ha de terres cultivables betonnées
Pour en savoir plus, rendez-vous sur :   http://wp.me/p4CSH4-4
Nederlandse versie : https://dgihousse.files.wordpress.com/2014/06/haren-prison-nationale-petitie.pdf
Pour contacter le comité de Haren :   info@1130haren.be

SIGNEZ ICI

dimanche 21 décembre 2014

Lettre à la Ministre française de la Justice sur le sort des deux jeunes français à la prison de Tanger

Appel ! Envoyez la lettre à la ministre de la justice : http://www.justice.gouv.fr/contact.html
Comment faire ?
Copiez la lettre et collez là dans la partie prévue à cet effet; renseignez les champs demandés, ceux marqués par un astérisque(*) étant obligatoires.



Groupe “Sauvons Abdel Aziz et Yassine”, deux jeunes touristes français torturés au Maroc
Bruxelles/Gap, 20/12/2014

A Madame la Ministre Française de la Justice
Ministère de la Justice
13, Place Vendôme
75042 Paris cedex 01

Madame la Ministre de la Justice,
Vous n’ignorez pas qu’au Maroc des jeunes Français sont victimes d’arrestation arbitraire et condamnés à de longues périodes d’emprisonnement à la suite de procès fabriqués. À titre d’exemple permettez-moi de vous résumer l’histoire scandaleuse de deux jeunes Français partis l’année dernière au Maroc avec deux copains pour passer des vacances.
Peu de temps après leur arrivée à Tanger, le 5 décembre 2013, peut-être confondus avec quatre dangereux malfrats (dont deux policiers, on l’apprendra plus tard), ces quatre amis sont enlevés brutalement pour « détention d’armes à feu, meurtre et braquages », amenés au commissariat à Casablanca où ils sont atrocement torturés pendant 5 jours.
Lorsqu’une victime de la vraie bande de malfrats ne reconnaît pas les quatre amis, la torture continue, mais à présent pour faire avouer un trafic de drogue. Ils sont condamnés à 2 ans de prison. Deux d’entre eux sont libérés après quelques mois. Abdel Aziz et Yassine sont maintenus en prison à Tanger. Leur détention perdure, même lorsque la vraie bande de malfrats est arrêtée et avoue ses méfaits.
En juin ils commencent une grève de la faim, “nourris” au minimum (eau, sucre...) par l’administration pénitentiaire qui ne veut pas prendre le risque de les laisser mourir. N’ayant plus aucun espoir de se faire entendre, ils l’arrêtent au bout de quatre mois. Quatre mois qui ne suffisent pas pour crier leur innocence, pour subir vols, injures, menaces...Quatre mois qui risquent de leur laisser des séquelles pour la vie!
Une première année de prison s’est terminée sans espoir de libération. Leur peine est de deux ans. Resteront-ils sous les verrous jusqu’en décembre 2015 ? Pourquoi ?

Madame la Ministre de la Justice,

ces deux Franco-Maghrébins sont des citoyens français ! Je lis dans le dépliant que vos services nous avaient fait parvenir: “L’une des missions de nos ambassades et consulats est la protection des ressortissants français détenus à l’étranger”. Qu’en est-il de cette protection alors que nous apprenons que le Consul n’a eu à leur offrir que des remontrances contre leur grève de la faim ? La sœur d’Abdel Aziz a envoyé une lettre au président de la République pour dire sa détresse, sans résultat… Comment la France appelée encore parfois « pays des droits de l’Homme », peut-elle tolérer que ses citoyens soient torturés de la plus ignoble manière alors qu’il a été prouvé qu’ils sont innocents ?
Et pourquoi deux des quatre amis sont-ils libérés alors que les deux autres continuent à vivre l’enfer des prisons marocaines ? Parce qu’eux deux ont osé fréquenter des Marocaines ? La rupture des relations diplomatiques irait-elle jusque là ? Nous savons que ces relations entre la France et le Maroc ne sont pas au beau fixe… pour des problèmes de tortures, précisément ! Les tortures qu’ont subies ces Français sont de la même “qualité” que celles qu’a subies Zakaria Moumni, que le Ministre français des Affaires Etrangères a qualifiées d’«incident regrettable » : simulation de noyade, suspension par les pieds, électricité dans les testicules, menotte enfoncée dans la bouche, menaces de viol, crachats, injures, humiliations…
Nous avons créé un groupe pour apporter notre soutien à ces deux garçons et demander leur urgente libération pour qu’ils n’aient pas à passer une deuxième année de cauchemar sans aucune raison. L’information prend de l’ampleur à travers les réseaux sociaux. Des centaines de jeunes, et moins jeunes, se disent indignés ! Pour eux le Maroc ne sera plus une destination de rêves !

Madame la Ministre de la Justice,
nous vous demandons d’intervenir d’urgence auprès des autorités marocaines pour appeler à la libération de ces deux Français, ou, au minimum, leur transfèrement dans une prison française, selon l’avenant de 2007 à l’accord sur le transfèrement qui inclut pour les bi-nationaux de choisir le pays où ils préfèrent purger leurs peines.

Vous trouverez plus de détails sur cette affaire : http://www.cyberacteurs.org/…/affaire-trois-franco-maghrebi…
Nous souhaiterions être reçus à votre ministère pour parler de ces cas de Français incarcérés au Maroc.
Veuillez agréer, Madame la Ministre de la Justice, l’assurance de notre haute considération.
Les administrateurs du groupe “Sauvons Abdel Aziz et Yassine”
Luk Vervaet, Marie-Jo Fressard

mardi 4 novembre 2014

Journées nationales des prisons 22-29 novembre 2014

Le documentaire "Le Déménagement" de Catherine Rechard, suivi des interventions de François TROUKENS, Alessandra d'ANGELO et de Luk VERVAET. Médiatrice : Olivia NEDERLANDT

Dans le cadre des journées nationales prisons ayant cette année pour thème "la vie quotidienne en prison", le jeudi 27 novembre à 18h30 sera projeté à l'auditoire 1 de l'Université Saint-Louis Bruxelles, bd du jardin botanique, 43 à 1000 Bruxelles, le documentaire "Le Déménagement" de Catherine Rechard, suivi des interventions de François TROUKENS, Alessandra d'ANGELO et de Luk VERVAET. Ensuite, le public pourra adresser ses questions aux intervenants.
Médiatrice : Olivia NEDERLANDT, avocate pénaliste au Barreau de Bruxelles et membre de l'Observatoire International des Prisons.

Synopsis du documentaire Le Déménagement :
A Rennes, comme dans d'autres villes françaises, la maison d'arrêt construite début 20e siècle déserte le centre-ville au profit d'un centre pénitentiaire de 690 places en périphérie. Alors que le déménagement approche, les personnes détenues et les personnels ont une seule et même question : que sera la vie dans cette nouvelle prison? Dans les 2 établissements, le film s'interroge avec les personnages, sur la façon dont l'architecture interfère dans le mode de fonctionnement d'une prison et le lien entre la modernisation des locaux et l'amélioration de la vie en détention. Au-délà de la prison, il questionne le postulat selon lequel, nouveauté et avancée technologique signifient nécessairement, mieux-être et progrès.


François Troukens, Président Fondateur de l'Association Chrysalibre
Ancien braqueur de fourgons, François Troukens a été considéré un temps comme l'ennemi public N°1. Pendant ses dix années passées en détention, il reprend des études de Lettres Modernes à la Sorbonne, depuis la prison de la Santé à Paris. Il suit également diverses formations éclectiques et décroche une agrégation en psychopédagogie. À sa libération, il troque le flingue contre la plume et se lance dans le cinéma et l'écriture. François Troukens est aujourd'hui auteur-réalisateur. Fort de son vécu, il n'a pas oublié son passé qu'il souhaite mettre à profit pour informer et réformer. Il milite pour la réhabilitation par l'instruction et la culture. En 2014, il crée l’association Chrysalibre avec la collaboration d’Alessandra d’Angelo et lutte activement pour une refonte de notre système carcéral basé sur un mode de fonctionnement archaïque et sécuritaire.

Alessandra d'Angelo, co-fondateur de l'Association Chrysalibre
Avocate devenue journaliste d'investigation, Alessandra d'Angelo a toujours porté un intérêt particulier à ce qui fait un jour que le tout bascule. Elle se passionne pour les zones d'ombre qu'elle met en lumière dans ses articles et reportages consacrés à l'actualité et aux faits de société. Elle s'intéresse particulièrement au monde carcéral qu'elle a pu pénétrer pour y investiguer. Au cours de ses enquêtes, elle y a rencontré une série d'acteurs de terrain mais aussi des condamnés à de lourdes peines. Avec la collaboration de François Troukens, elle a écrit un ouvrage qui dresse un portrait de ce monde carcéral et propose des solutions pour le réformer. (Les papillons d'Ombre, à paraître au printemps 2015).

Luk Vervaet, ancien enseignant en milieu carcéral et écrivain. Il est notamment l'auteur de "Guantanamo chez nous?" (Editions Antidote, 2014), de "Le making-of d'Anders B. Breivik" (Egalité=Editions 2012), "Kim et Ken, mes enfants disparus" (Edictions Luc Pire, 2006), "Condamnés à la prison? Ecrits sur un monde caché" (Revue contradictions, 2008), "L'affaire Luk Vervaet. Ecrits sur un interdit professionnel" (Revue contradictions, 2011).


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mercredi 8 octobre 2014

Film "Une part du ciel" et débat Christine Guillain, Pierre Reynaert et Luk Vervaet (Festival Cinéma d'attac, Botanique, 12/10 à 17 h)

Film "Une part du ciel" et débat Christine Guillain, Pierre Reynaert et Luk Vervaet (Festival Cinéma d'attac, Botanique, 12/10 à 17 h)

DIMANCHE 12 OCT  17 h
UNE PART DU CIEL de Bénédicte LIÉNARD
/ Fiction / Belgique-France / 2001 / 86 minutes

au 15ème festival du cinéma d'attac au Botanique (Bruxelles)

DÉBAT : « Fermez les prisons...!»
Intervenants : Christine GUILLAIN, (Présidente de la Commission «Justice» au sein de «la Ligue des droits de l’Homme»), Pierre REYNAERT, (Ancien Directeur de prison) et Luk VERVAET, (Enseignant dans les prisons)

« Johanna, qui purge une peine d’emprisonnement, mène la lutte dans l’atelier de pliage où les détenues se font exploiter sans vergogne. Mêlant fiction et documentaire, le film dépeint –dans un va-et-vient incessant entre prison et usine– la condition d’une frange du salariat particulièrement opprimée: les ouvrières spécialisées. Loin d’être fortuit, ce parallèle métaphorique entre les deux univers bénéficie de l’expérience de la réalisatrice belge, pour qui cette première oeuvre vient après des travaux sur les établissements pénitentiaires, des collaborations avec les frères Dardenne et Raymond Depardon. Dans Une part du ciel, les rôles sont partagés entre des acteurs professionnels (Olivier Gourmet, Yolande Moreau), des ouvrières et d’ex-détenues. Et c’est foudroyant ».